Le premier pervers a été condamné à cinq ans de prison avec sursis et le second à deux ans fermes
Les travaux de la cour d’assises se poursuivent. Au rôle, du vendredi 12 novembre, deux pédophiles ont été jugés et condamnés. Il s’agit de Tiemoko Traoré né vers 1949, et Mafou dit Cheichna Kibé né vers 1980. Le déséquilibré Tiémoko a pris 5 ans avec sursis et son alter ego Mafou deux ans de prison ferme. Il est reproché à Tiémoko Traoré, originaire de Zambala dans la commune rurale de Kansorola cercle de San, d’entretenir des relations charnelles avec Awa Dembelé âgée de 11 ans. Les faits remontent à 2009. Les voisins de la famille ont informé la tante de la victime de l’acte ignoble perpétré par le vieux pervers. Cette dernière, qui est également l’homonyme de la victime, aurait plusieurs fois demandé à l’accusé de mettre fin à son comportement pervers. Malheureusement celui-ci a persisté, jusqu’au jour où il a été pris en flagrant délit. Interpellé, Tiemoko a reconnu à l’enquête préliminaire les faits qui lui sont reprochés. Mais à la barre, il a tenté dans un premier temps de se rebiffer. Le ministère public a indiqué que les charges témoignent que l’inculpé a commis des attouchements sur la fillette Awa Dembelé avec cette circonstance que la victime est mineure et qu’il existe une très grande différence d’âge entre elle et l’auteur du crime. Il a expliqué que l’acte du vieil homme, qui est malade et marche à l’aide d’un bâton, est puni par l’article 228 alinéa-1 du code pénal. De ce fait, le ministère public a demandé la peine maximale pour l’accusé, qui ne doit pas bénéficier de circonstances atténuantes au vu de son âge. La défense s’est basée sur la mauvaise santé du vieux pervers. En effet, ce dernier est dans un piteux état. Par conséquent l’avocat a demandé à la cour d’être indulgente, en accordant de larges circonstances atténuantes à son client. La cour a suivi la plaidoirie de l’avocat. Elle a reconnu l’accusé coupable, tout en lui accordant des circonstances atténuantes. Le vieillard Tiémoko a été condamné à 5 ans de prison, avec sursis. Les faits incriminant le second pédophile, Mafou dit Cheickna Kibé, remontent à 2009 dans la commune de Toridako. L’accusé était à la barre pour avoir violé Kotimi, une fillette de 8 ans. La victime a été envoyée par sa mère à la boutique pour acheter des emballages plastiques. En cours de route, elle fut appelée par Mafou. Sous le prétexte qu’il allait lui donner de l’argent à remettre à son père. L’innocente, a suivi le jeune homme. Il l’entraîna derrière les jardins du village, un lieu obscur et peu fréquenté et abusa d’elle. Après ce forfait, le pédophile ramena la fillette à la maison. Il la menaça de représailles si elle révélait à quelqu’un ce qui venait de se passer entre eux. Sur le chemin, le violeur fut interpellé par les jeunes du village. Ils avaient été alertés par la maman de la victime inquiétée par le retard de sa fille. Les jeunes, avaient pris l’inculpé pour un trafiquant d’enfants. Ils le conduisirent chez le maire. Le lendemain des faits, les parents de la petite Kotimi constatèrent du sang sur ses vêtements. Lorsqu’ils l’interrogèrent, elle leur expliqua qu’elle a été violée par Mafou. Les parents de la victime portèrent plainte contre le satyre. L’accusé a toujours reconnu les faits en précisant que la fille était consentante. Il ne l’aurait ni violentée, ni menacée. À la barre Mafou a été reconnu coupable. Cependant il a bénéficié de circonstances atténuantes. Mafou dit Cheickna Kibé a été condamné à deux ans de prison. Il recouvrira la liberté le 30 décembre prochain.
15 ANS POUR LE MEURTRIER DE KALABANKORO, HÉRÉMAKONO Marck a volontairement poignardé Mohamed Coulibaly qui succombera des suites des blessures. En Afrique et particulièrement dans notre pays, la cohabitation entre voisins n’est toujours pas facile. Les colocataires pour un oui ou pour non se crêpent les chignons. Ces querelles interminables empoisonnent la vie du quartier, voire de la communauté. Cette cohabitation difficile entre voisins finit très souvent par des dramatiques bagarres qui entraînent des coups et blessures graves et dans le pire des cas par des morts d’homme. Comme ce fut le cas dans l’affaire jugée vendredi par la cour d’assises. Les faits remontent à 2005. L’accusé Marck dit Mamou Keïta, à la suite d’une altercation entre sa famille et celle de sa victime va poignarder Mohamed Coulibaly, qui succombera des suites des blessures. Selon les explications, les deux familles ne s’entendaient pas et toutes les occasions étaient bonnes pour en découdre. Ainsi, au cours d’une de ses nombreuses bagarres, l’accusé aurait insulté vulgairement les parents de sa victime. Mécontent, celui-ci, le mit en garde. Marck prit la décision de s’armer d’un couteau depuis ce jour pour laver l’affront. Trois jours après le différend qui a opposé les deux familles, l’inculpé sachant bien les horaires de Mohamed se posta au niveau de la mosquée pour Coulibaly. Lorsque ce dernier arriva à son niveau, Marck lui lança des invectives. Il s’ensuit une bagarre sans merci. L’accusé fut terrassé par Mohamed. À terre, Marck, trouva le moyen de sortir son couteau de sa cachette et poignarda Mohamed. Il succombera plus tard. À la Barre Marck a plaidé la légitime défense. Selon lui il n’avait pas l’intention de tuer sa victime. Son objectif était simplement de l’effrayer, Malheureusement, l’opération ne s’est pas déroulée comme il la souhaite. L’accusé s’est dit désolé et a demandé pardon à la cour. Le banc du ministère public qui était occupé par Tahisa Maïga a expliqué que le prévenu a commis volontairement ce meurtre. Selon le procureur, ces faits commis, avec préméditation, constituent le crime d’assassinat prévu et puni par l’article 199 du code pénal. En expliquant l’acte de préméditation, le procureur dira qu’elle consiste dans le dessein formé avant l’action d’attenter à la personne, d’un individu déterminé ou même de celui qui sera trouvé ou rencontré. Et c’est ce qu’a fait exactement l’accusé dans cette affaire. Il a par conséquent demandé la peine maximale. La défense a lui aussi comme l’accusé plaidé la légitime défense. Elle a soutenu que son client n’avait pas toute sa tête au moment des faits. Et a demandé à la cour d’accorder des circonstances atténuantes à son client qui a déjà passé 5 ans derrière les barreaux. Le ministère public a souligné que le certificat d’expertise mentale de Marck ne révèle aucune anomalie physique ou psychique de nature à influer sur sa responsabilité pénale. Marck dit Mamou Keïta a été reconnu coupable. Mais la cour qui était présidée par Mama Diarra lui a accordé des circonstances atténuantes. Marck a ainsi été condamné à 15 ans d’emprisonnement ferme.