La direction nationale de l’Assainissement et de contrôle des pollutions et nuisances (DNACPN) tient depuis lundi sa revue annuelle. La session se déroule dans la salle de réunion du gouvernorat du District de Bamako.
La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre de l’Environnement et de l’Assainissement, Tiémoko Sangaré. Le directeur national l’Assainissement et de Contrôle des pollutions et nuisances, Félix Dakouo, et plusieurs autres responsables chargés des questions d’environnement et d’assainissement participent aux travaux. Cette réunion annuelle de 5 jours, examine le bilan des activités réalisés en 2011, la programmation des activités de 2012 de chacune des 8 directions régionales et du District de Bamako, les projets et programmes, les conventions et les accords. La rencontre va également actualiser les cadres de dépenses à moyen terme, les budgets-programmes par objectif du programme sectoriel eau et assainissement en tenant compte du rôle accru des collectivités dans le processus de planification. Les contraintes auxquelles la DNACPN est confrontée dans l’accomplissement de sa mission doivent être débattues par les participants pour déboucher sur des recommandations destinées à assurer la poursuite des ambitieux programmes d’assainissement. Ces différents sujets, a estimé le gouverneur du district de Bamako à la cérémonie d’ouverture, sont très importants dans la mise en œuvre de la Politique nationale d’assainissement (PNA). A travers ses stratégies, a relevé Souleymane Diabaté, cette politique doit s’inscrire dans la perspective d’une réponse appropriée au problème d’une insalubrité engendrée par les facteurs conjoncturels générés par la rareté des ressources et le mauvais comportement des populations face à leur cadre de vie. « C’est aujourd’hui un des défis qui se posent à nous quand il s’agit de mobiliser les ressources pour satisfaire la difficile équation d’un assainissement adéquat à un coût économiquement supportable permettant ainsi l’amélioration du cadre de vie des Bamakois », a résumé le gouverneur. L’humanité est confrontée aujourd’hui à des problèmes environnementaux qui menacent son existence, a souligné le ministre de l’Environnement et de l’Assainissement, Tiémoko Sangaré. « L’inaction en la matière est néfaste parce que l’urbanisation galopante et le changement des modes de production et de consommation ajoutés à la persistance des conditions climatiques défavorables ont entrainé une forte dégradation des ressources naturelles et de la qualité du cadre de vie des populations. Cette situation a conduit en de nombreux endroits à une rupture de l’équilibre entre la satisfaction des besoins des hommes, des animaux et la conservation des ressources nature, a noté le ministre. Cette situation se traduit également par la destruction des écosystèmes, des habitats naturels et une partie importante de la biodiversité. A ce processus de dégradation, s’ajoute un risque accru de pollution lié aux activités anthropiques. Tiémoko Sangaré relève que ces sources de pollution de l’air, des eaux et des sols touchent les zones de fortes concentrations humaines. Conscient de cette situation, notre pays s’est résolument engagé dans de nombreux accords et traités et a ratifié une trentaine de conventions en matière d’environnement. Ces accords sont les conférences des parties des conventions de Bâle, Rotterdam, Stockholm et du protocole de Montréal sur la protection de la couche d’ozone signé en 2011. Au plan national, notre pays a toujours manifesté sa volonté politique pour la sauvegarde de l’environnement et l’amélioration du cadre de vie à travers la Constitution de 1992, le Cadre stratégique pour la croissance et la réduction de la pauvreté (CSCRP), la Politique nationale de protection de l’environnement (PNPE) et la Politique nationale d’assainissement (PNA). Le ministre de l’Environnement et de l’Assainissement a par ailleurs rappelé que l’Assemblée nationale a adopté voilà peu une loi portant interdiction de la production, l’importation, la détention, la commercialisation et l’utilisation de granulées et de sachets plastiques qui entrera en vigueur en 2013.