SOCIETE

PostHeaderIcon Éducation environnementale : UN MÉMOIRE PERTINENT

Éducation environnementale : UN MÉMOIRE PERTINENT

L’éducation environnementale gagne du terrain dans le milieu scolaire. Depuis plus d’une décennie, certaines écoles fondamentales de notre pays pratiquent le Programme Formation, Information Environnement (PFIE). Ce projet a vu le jour au Mali en 1996. Il a servi de source d’inspiration à l’étudiant Demba Kéïta de la Faculté des Langues, Arts et Sciences Humaines (FLASH) de l’Université de Bamako. Le Pfie vise à développer un changement de comportement chez les élèves à travers les cours théoriques et pratiques dispensés par leurs institutrices et instituteurs. Le jeune étudiant a choisi le thème "Étude d’Impacts du Projet Scolaire d’Éducation Environne-mentale : Volet de l’École Fondamentale du Point G en Commune III du District Bamako", comme sujet de son mémoire de fin d’études. Il avait comme directeur de mémoire, Brahima Ouédraogo du Département d’enseignement et de recherche des Sciences sociales. Plusieurs facteurs sont à la base du choix de ce thème par l’étudiant Demba Kéïta, de la section Sciences sociales. Il a soutenu son mémoire le 25 décembre dernier avec succès à la FLASH. Il a constaté que l’environnement se dégrade progressivement à cause des pratiques néfastes des hommes. Il a souligné que des milliers d’hectares de forêts se transforment en désert chaque année à cause des feux de brousse et de la coupe abusive des arbres. "Nos populations manquent d’eau potable. La faune se raréfie davantage à cause du braconnage et de l’emploi incontrôlé des pesticides. Nos villes et villages deviennent de plus en plus malsains", a déploré Demba Kéïta. "Face à cette grave menace contre le développement, l’école ne constitue-t-elle pas un levier puissant susceptible d’apporter des changements positifs de comportement en faveur de la gestion rationnelle des ressources naturelles et l’amélioration du cadre de vie ?", s’est interrogé Demba Kéïta. Il insiste sur l’importance de l’éducation environnementale qui constitue une opportunité pour les populations maliennes. Si cette pratique est bien menée à l’école, Demba Kéïta estime qu’elle imprimera certainement le nécessaire changement de comportement durable en faveur de la gestion rationnelle des ressources naturelles et de l’amélioration du cadre de vie. L’étude a concerné une école sur 312 écoles impliquées dans la phase expérimentale d’éducation environnementale. Le choix a porté sur l’École Fondamentale du Point G. Dans son mémoire, l’auteur a souligné que l’état de dégradation de l’environnement est alarmant dans ce quartier. "Les populations vivent quotidiennement auprès des ordures ménagères, des déchets plastiques, des eaux usées provenant des activités des teinturières", a-t-il constaté durant ses travaux de recherche. Il a retenu que la non viabilisation du quartier, l’installation anarchique des garages constituent également une source d’encombrement, de pollution et de nuisance. Tirant les leçons de cet état de fait, l’étudiant finaliste a affirmé que cette situation confuse de problèmes d’environnement est préoccupante. Il a sonné l’alarme, en disant que cette situation doit inciter la population et les décideurs à prendre des mesures nécessaires favorables à l’amélioration du cadre de vie de la population. Le président du jury, Belco Ouloguem, et ses collègues, Mahamoudou Koïta et Brahima Ouégdraogo, ont félicité l’étudiant pour son courage et la bonne présentation de son mémoire. Ils ont souligné la pertinence du sujet, surtout que cette œuvre a été présentée quelques jours après la tenue du sommet de Copenhague sur le changement climatique. Les problèmes environnementaux étaient au menu de cette rencontre à laquelle a participé le président de la République Amadou Toumani Touré et son homologue américain, Barack Obama, parmi tant d’autres chefs d’États.