Le ministre des Relations avec les Institutions, Abdoulaye Sall, a présidé samedi à la Maison de la presse la cérémonie de lancement des activités avec les femmes religieuses autour du thème : « dialogue inter religieux sur la connaissance et une meilleure compréhension des institutions ».
Les dirigeantes et les militantes de 11 collectifs de mouvements de femmes venues de Bamako et des régions y ont pris part. Cette cérémonie consacrait le lancement du « plan d’action consensuel, partagé et accepté » par les femmes suite à la « Journée d’engagement » du 3 décembre dernier (voir l’Essor du 6 décembre). À l’issue d’un mois de travail avec le ministère des Relations avec les Institutions, les associations féminines ont assuré de leur engagement à s’impliquer dans la tâche de construction nationale. Il restait à convenir de l’approche méthodologique à même de fédérer les énergies. Le plan d’actions ainsi adopté se décline en deux axes et une quinzaine d’activités à travers lesquelles les 11 collectifs de femmes partenaires s’engagent à participer dans le souci de contribuer à la consolidation de la démocratie. Pour participer à la formation des femmes des collectifs partenaires, le ministère a décidé d’octroyer un kit (une vidéo projecteur, un écran géant et un lecteur DVD, un ordinateur) à trois d’entre elles. Intervenant au nom des femmes musulmanes, Mme Ami Diawara a remercié le ministère des Relations avec les Institutions pour l’initiative et pour le kit. Mme N’Diaye Hawa Tessougué pour les femmes chrétiennes (catholiques et protestantes) a aussi salué l’intérêt que leur accorde le département en charge des Relations avec les Institutions et le souci marqué pour la mise à niveau des ressources humaines à travers les femmes. La femme, ont fait remarquer les intervenantes, constitue la première éducatrice des enfants. Les collectifs se sont ainsi engagés à soutenir et défendre le plan d’actions proposé. Pour le ministre Abdoulaye Sall, l’année qui débute est importante en Afrique car ce sont 13 Etats, dont notre pays, qui organisent des élections cruciales. Il était, par conséquent, important pour le département d’aider à la mise à niveau des femmes. Les trois kits constituent, à cet effet, un départ car dans les mois à venir, tous les collectifs en seront dotés. Et il n’est pas question de se limiter au seul District de Bamako. Un lancement aura lieu bientôt dans des capitales régionales, notamment Ségou, Sikasso, Koulikoro et Kayes. Le ministre a ensuite invité les femmes à mieux connaître les institutions, à se familiariser avec les notions de laïcité, avec la constitution…