SOCIETE

PostHeaderIcon Code des personnes et de la famille : EXERCICE D’EXPLICATION DE TEXTE

Le comité de pilotage du programme national d’information sur le code des personnes et de la famille a organisé mardi dernier une conférence débats dans la salle de conférence de la mairie de la Commune V.

Code des personnes et de la famille : EXERCICE D’EXPLICATION DE TEXTE

Elle était animée par Boya Dembélé, magistrat et conseiller au ministère de la justice, et par Mme Djourté Fatoumata Dembélé, avocat. Notre confrère Ben Chérif Diabaté en était le modérateur. La rencontre se proposait d’expliquer au public la quintessence du projet du code des personnes et de la famille. Elle entendait aussi informer et sensibiliser les associations féminines, les autorités communales, les associations de jeunes et les notabilités de la Commune V et recueillir leurs impressions sur le contenu du nouveau code en question. Le conférencier principal, Boya Dembélé, a rappelé que la conception du nouveau code a vu la participation de toutes les parties prenantes, du ministère de la Promotion de la femme, de l’enfant et de la famille, de la justice et de la société civile. Le texte en projet comprend 9 chapitres dont deux font polémique (le mariage et le régime matrimonial). Boya Dembélé a jugé, d’une manière générale, que le nouveau code se voulait un document consensuel et non polémique. Le débat actuel est donc important parce qu’il faut en expliquer le contenu à la population. L’actuel code datant de 1962, certains articles s’avèrent désuets sous l’effet de l’évolution du contexte sociologique. Le code en vigueur est "autocratique" alors que celui qui est chantier s’inscrit dans un contexte démocratique qui rend impératif l’appropriation par le débat, les compromis, les concessions, a développé Boya Dembélé. Rappelons que le comité de pilotage est composé de la Cafo, du Groupe Pivot droit et citoyenneté des femmes, Femmes droit et développement en Afrique (WILDAF), le ministère de la Promotion de la femme, de l’enfant et de la famille et le ministère de la Justice.