Les enfants privés de liberté restent des enfants et ont besoin de soutien. C’est le message que le Parlement des enfants entend faire passer.
Dans le cadre de ce plaidoyer, il a initié une série de visites et d’échanges avec les jeunes pensionnaires des centres de détention et de rééducation à travers le pays. C’est avec le centre spécialisé de détention de rééducation et de réinsertion pour mineurs de Bollé que les jeunes « parlementaires » ont entamé cette tournée qui les conduira à Ouéléssébougou, Bougouni, Sikasso, Koutiala, Kimparana, Mopti et Ségou. La cérémonie de lancement de cette initiative organisée avec l’appui de partenaires techniques et financiers, était présidée par le ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Maïga Sina Damba. Avant la cérémonie proprement dite, les enfants ont effectué une visite guidée de l’établissement, en compagnie du directeur du centre, Moussa Sarawi Maïga. Ce tour de maison a permis aux « parlementaires » d’apprendre que les 63 jeunes pensionnaires de l’établissement pénitencier s’initient à la menuiserie métallique et de bois, à la coupe et couture ainsi qu’à élevage. Mais les ateliers visités manquent d’outils de travail et quelques fois d’encadrement technique approprié. Les enfants en rééducation et réinsertion sont âgés de 13 à 17 ans. Ils sont maintenus au centre généralement pour avoir volé ou blessé involontairement une autre personne. D’autres sont tout simplement placés ici en assistance éducative. L’unité sanitaire du centre répond aux normes. Elle est constituée d’une salle de visite, d’une salle de soins et d’une pharmacie. Lors du lancement de la série de visites, la présidente du Parlement des enfants, Mlle Fatoumata Sankaré, a expliqué que l’initiative d’aller à la rencontre des jeunes privés de liberté pour mesurer leurs conditions de détention date de 4 ans. Il a fallu beaucoup de persévérance de la part du Parlement pour la concrétiser. Le ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille a assuré les pouvoirs publics s’emploient à soutenir les enfants en conflit avec la loi. Mme Maïga Sina Damba a relevé que les centres de rééducation et de réinsertion sont des lieux sûrs pour la réhabilitation de ces jeunes privés de liberté. Ils méritent cependant plus d’attention pour donner de meilleurs résultats. Grâce à un appui du ministère de la Santé, le Parlement des enfants a pu collecter 1 500 moustiquaires qu’il s’apprête à mettre à la disposition des différents centres de rééducation pour enfants.