Les rideaux sont tombés jeudi au Centre international de conférence de Bamako, sur les travaux de la session ordinaire de l’Assemblée consulaire de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM).
Parmi les nombreuses recommandations formulées par les délégués à cette session, on peut retenir l’amélioration de la procédure d’élaboration du budget de la chambre et la transmission au président de la République des observations de la CCIM sur le rapport du Bureau du vérificateur général. Au terme de ces assises, les 273 élus consulaires, dont 34 représentés sur un total 294 membres, ont adopté le budget 2012, qui est arrêté à, environ, 5,33 milliards Fcfa. Sur ce total, 200 millions de Fcfa sont inscrits sous forme d’emprunt. Les cotisations, les subventions et les recettes diverses, s’élèvent respectivement à 1,17 ; 157,936 et 742,750 millions de Fcfa, soit un total d’environ 1,102 milliard Fcfa. Les dépenses prévoient pour le fonctionnement courant 2,232 milliards Fcfa, pour les équipements 24 millions et environ 3,08 milliards Fcfa pour les investissements. Le déficit prévisionnel s’élève à environ 4,23 milliards Fcfa. Il sera comblé par des emprunts, des subventions et diverses autres formes de recettes. Pour plus de flexibilité dans la gestion des ressources de la Chambre, l’assemblée a autorisé le président à opérer par décision des virements d’article à article à l’intérieur d’un même chapitre et de chapitre à chapitre après approbation du bureau de la chambre en vue d’augmenter ou de diminuer certaines rubriques du budget. Mais, un seuil plancher de 20% de la dotation initiale de la rubrique du budget concerné a été fixé dans la mise en application cette autorisation spéciale. Le président de l’institution est également autorisé à utiliser le fonds de réserve du TRIE (taxe routière inter-Etats) pour réaliser la construction de sièges des délégations régionales. Au cours de la conférence de presse qui a suivi, Jeamille Bittar s’est longuement expliqué sur le rapport du Vérificateur général qui met en cause sa gestion des ressources de la chambre. Il a largement commenté au préalable la situation du siège de la délégation régionale de la CCIM de Kidal. Jeamille Bittar a rappelé que le bâtiment a été réalisé sur fonds propres par un entrepreneur de Kidal. Après Kidal, Mopti et Sikasso, il reste à doter Koulikoro, Kayes, Ségou et Tombouctou de sièges. Les démarches en cours à Kayes, pour rééditer l’exemple de Kidal, commencent à porter fruit. Certains opérateurs économiques ont manifesté leur intérêt à répondre favorablement à l’appel de la Chambre. Bientôt les travaux vont démarrer, a indiqué Diaby Doucouré, le président de la délégation régionale. Jeamille Bittar s’est également défendu sur les dossiers relatifs au traitement de représentation des membres du bureau et du président. Le montant plancher fixés par l’assemblée consulaire a justement pour objectif de moraliser la gestion financière dans ce domaine.