SOCIETE

PostHeaderIcon ANSSA : priorité à la santé des consommateurs

L’agence déploie un effort pédagogique pour accompagner les unités de productions alimentaires dans notre pays

ANSSA : priorité à la santé des consommateurs

L’objectif de l’Agence nationale de la sécurité sanitaire des aliments (ANSSA) est de promouvoir la santé des consommateurs et la compétitivité de la production alimentaire. L’ANSSA a une mission de veille sanitaire. Elle reste un maillon essentiel du dispositif de contrôle de qualité des aliments. La sentinelle déploie des activités de coordination des actions de contrôle de qualité. Tous les observateurs soutiennent que dans les pays en développement comme le nôtre, il n’y a pas de risque zéro. L’ANSSA en est parfaitement consciente. Elle multiplie les initiatives et les actions pour atténuer les risques pour le consommateur malien. Le Dr Youssouf Konaté, directeur général de l’agence et ses collaborateurs ne se mettent aucune pression. Ils accordent peu de place au discours. Ils travaillent méthodiquement et efficacement pour être jugés aux résultats. Sur ce point, l’agence à moins de souci à se faire au regard des initiatives prises et de l’impulsion donnée au contrôle de qualité des denrées alimentaires. L’ANSSA accorde la priorité à la préservation de la santé de nos compatriotes. Dans ce cadre, la structure mouille franchement le maillot pour circonscrire les dangers. L’agence déploie un immense effort pédagogique pour accompagner les unités de productions alimentaires dans notre pays. Cette mission d’accompagnement répond à des préalables. L’agence réalise d’abord un audit à blanc. Le responsable de l’accompagnement des entreprises à l’ANSSA Sana Coulibaly, explique que cet audit à blanc évalue tout le système de production, les procédures en place, les étapes de production, le personnel, la disposition des équipements et la conception du bâtiment. Après cette observation, l’agence dresse un rapport d’audit. Il distingue les points forts et les points d’amélioration ,des points non ciblés par la réglementation mais qui restent essentiels. Il souligne les écarts, c’est-à-dire les points non conformes à la réglementation. A ce propos, Sana Coulibaly précise qu’un plan d’action est mis en œuvre à la suite du rapport d’audit. Ce plan est ensuite validé de concert avec l’entreprise évaluée. L’accompagnement consiste à inciter l’unité de production alimentaire à apporter les corrections nécessaires aux écarts. Mais Sana Coulibaly note quelques difficultés dans la mise en œuvre du plan d’action. Celles-ci sont liées à la problématique de financement. Mais notre interlocuteur précise que les écarts majeurs n’attendent pas. Ils doivent être corrigés au plus vite. L’agence n’a pas d’état d’âme. Elle exige une correction des insuffisances constatées par les experts pour assurer le bien des unités de production alimentaire et des consommateurs.

certificat médical. Les écarts majeurs sont multiples. L’absence de certificat médical est un écart majeur. Sana Coulibaly donne des explications sur cet aspect. La loi malienne stipule que tout travailleur dans l’alimentation doit effectuer un contrôle médical, au moins deux fois par an. Il lui sera délivré un certificat médical attestant de sa bonne santé. Mais lorsque l’agence constate qu’un agent d’une unité de production alimentaire, ne dispose pas de certificat médical, elle ordonne à la structure de se mettre en règle. Sana Coulibaly indique que toutes les entreprises sont intéressées par un audit à blanc. Il a salué l’esprit de collaboration des responsables d’entreprises, malgré de petites difficultés liées à la problématique de financement. L’ANSSA a accompagné dans le cadre du Programme de compétitivité et de diversification agricole (PCDA) une vingtaine d’entreprises. Dans ce lot douze unités étaient arrivées à mettre en œuvre leur plan d’action. Elles attendaient l’autorisation de mise sur le marché (AMM) de leurs produits. Les entreprises maliennes, notamment celles de production alimentaire, ne boxent pas forcément dans la catégorie des entreprises compétitives à l’échelle africaine, encore moins au plan international. Pour inverser la tendance, l’agence pousse les structures de production à se mettre au diapason de l’évolution des techniques de production. Les entreprises sont encouragées à accomplir de gros efforts pour répondre à la rude concurrence de l’intégration africaine et de la mondialisation. Nos unités de production alimentaire doivent se décomplexer et se mettre définitivement à l’heure de la technologie de pointe. Le dilettantisme ne paie pas, il faut aller vers une professionnalisation de nos entreprises. L’agence dont le credo est de sécuriser le consommateur malien et d’assurer une production de qualité aux entreprises, met son expertise au service des unités de production alimentaire en vue de les rendre plus compétitives. Les actions engagées dans ce sens commencent à porter réellement fruit. Le directeur général de l’établissement, le Dr Youssouf Konaté relève que sa structure déploie des activités de formation des usines de production alimentaire. Elle accompagne les entreprises, en terme de bonne pratique et de stockage. Le Dr Youssouf Konaté souligne que l’accompagnement en bonnes pratiques consiste à sécuriser les outils de fabrication, le choix des ingrédients et la propreté du personnel. L’agence incite les entreprises à mettre des emballages conformes et à disposer de bonnes conditions de stockage. L’Agence nationale de la sécurité sanitaire des aliments incite les services de contrôle de qualité à réaliser un contrôle conjoint au lieu de procéder à des contrôles séparés. Elle est ainsi dans son rôle de coordination des activités de contrôle de qualité des différents services de contrôle de qualité. La création de l’agence traduit la volonté des pouvoirs publics de réduire les risques liés à la consommation des denrées alimentaires, et de répondre à l’exigence de qualité dans la production des aliments.

*******

Convention hospitalo-universitaire Marseille-Bamako : Un axe porteur

Les scientifiques marseillais et bamakois ont décidé d’établir un partenariat stratégique

L’université de Marseille accompagne depuis des années la faculté de médecine, de pharmacie et d’odonto stomatologie (FMPOS). Les deux entités ont signé à cet effet une convention hospitalo-universitaire qui date de 2007 pour formaliser les rapports. Cette convention constitue le cadre juridique qui sous-tend désormais toute la collaboration scientifique entre Marseillais et Bamakois. Le document crée un cadre de concertation et d’échanges sur les grandes préoccupations scientifiques communes, notamment la formation des stagiaires des deux parties, les publications des résultats scientifiques et des documents pédagogiques. Une équipe de scientifiques maliens et de partenaires français ont planché en fin de semaine sur la question à l’hôpital du Mali. Ce panel intéressant regroupait les professeurs Sadio Yena (chirurgien thoracique) et coordinateur du réseau d’échanges universitaires entre Bamako et Marseille, Boureima Koriba (immunologiste), Youssouf Coulibaly (anesthésiste-réanimateur), Rokia Sanogo (spécialiste en pharmacognosie), le docteur Michel Marquis, conseiller régional de coopération santé et développement pour le Burkina, la Guinée, le Mali, le Niger et la Sierra Leone, à l’ambassade de France, Nouhoun Diani (anesthésite-réanimateurs). La jeune garde de médecins a versé son avis dans les débats, notamment les chirurgiens thoraciques rentrés de France. Il ressort des explications fournies par le Pr Sadio Yena que la convention est un accord cadre entre les universités de Marseille et de Bamako. Il s’agira de collaborer dans les domaines prioritaires de la recherche, des échanges d’enseignants, des publications en commun de résultats scientifiques et de documents stratégiques. Le coordinateur du réseau d’échanges universitaires entre Marseille et Bamako s’apprête à effectuer une mission à Marseille (en France) pour donner un coup de fouet à la coopération scientifique entre les deux universités. Une mission marseillaise était arrivée dans notre pays le 6 janvier dernier dans le cadre de la redynamisation de la convention. Elle a apprécié la volonté renouvelée et identifié des acteurs ou domaine de la collaboration : parasitologie, santé publique, médecine d’urgence, endocrinologie, pneumologie, chirurgie thoracique, néphrologie, pharmacognosie. Le chirurgien thoracique rappelle que la convention intègre la volonté des deux parties d’échanger des apprenants, d’assurer l’encadrement des stagiaires. Dans les échanges, la nécessité de s’adapter à l’évolution du temps et des structures a été rappelée par les grands maîtres. Le Pr Youssouf Coulibaly explique que le train du progrès va vite. En Europe, on a dépassé l’organisation des centres hospitaliers, les services, les départements pour aller vers les pools. Il cite à titre d’exemple, le pool de chirurgie qui regroupe les services de chirurgie, d’anesthésie-réanimation. Michel Marquis précise que la convention était un peu endormie. Il rassure sur la détermination des partenaires français à aller vers la relance de cette convention. Mais le partenariat est riche avec les centres hospitalo-universitaires maliens. Il faudra une vision globale et coordonnée des interventions. Il rappelle l’urgence et la nécessité de faire un effort dans ce sens. Le Dr Michel Marquis estime que de grandes opportunités existent pour le financement de partenariat hospitalier avec l’Agence française de développement (AFD) et le ministère de la Santé de France. La convention avec l’université de Marseille apporte un plus à notre pays. Elle ouvre des fenêtres sur les opportunités que peuvent créer et exploiter d’autres établissements hospitaliers ou de recherche. A ce propos, il existe la possibilité d’aller vers des accords d’application de la convention, prenant en compte des besoins spécifiques, avec le centre hospitalier de Marseille.