mardi 27 juin 2017

Sikasso : COMMENT CONCILIER EXPLOITATION MINIERE ET PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT ?

La rencontre a regroupé, entre autres, une délégation de la Chambre des mines du Mali, les préfets, et les élus

Procéder à une large diffusion de la feuille de route de la Chambre des mines du Mali et les termes de référence du programme d’action pour la protection de l’environnement, tel était l’objectif principal d’une rencontre d’échanges qui a regroupé, mardi, dans la capitale du Kénédougou, une délégation de la Chambre des mines du Mali, les préfets, les élus des collectivités territoriales, les représentants des sociétés minières et des sites d’orpaillage, les chefs de services régionaux ainsi que les représentants de la société civile et du secteur privé. Avec neuf mines en exploitation et une production moyenne annuelle de 50 tonnes, le Mali occupe la 3ème place des pays africains producteurs d’or, après l’Afrique du Sud et le Ghana. Cette production évoluera bientôt avec le démarrage des mines de Fecola, Nampala et Komana. Le secteur minier occupe donc une place prépondérante dans l’économie malienne mais force est de constater qu’il a un impact négatif sur plusieurs domaines notamment, l’éducation, l’environnement avec la destruction des forêts, la pollution des rivières et des eaux souterraines avec l’utilisation de produits extrêmement toxiques pour l’homme. Comment concilier l’exploitation des ressources minières et minérales et la protection des ressources naturelles ? Telle est l’une des préoccupations prises en compte dans la feuille de route de la Chambre des mines du Mali, selon son président Abdoulaye Pona. « Comment trouver l’or sans porter des préjudices irréversibles à notre environnement ? C’est une problématique qu’il faut résoudre pour ne pas être interpellés par les générations futures », a-t-il souligné. Selon M. Pona, la feuille de route de la Chambre des mines est le fruit d’une longue réflexion qui prend en compte plusieurs préoccupations par rapport à l’orpaillage dans notre pays et la problématique de la protection et de la restauration de nos écosystèmes. Pour le gouverneur de la Région de Sikasso, Bougouzanga Coulibaly, il est urgent d’organiser le sous-secteur artisanal de l’exploitation de l’or, en le faisant passer de l’informel au secteur formel, afin d’accroitre la contribution des mines à notre économie et faire du secteur minier le moteur du développement socio-économique par la création d’emplois et la réduction de la pauvreté. Il a réaffirmé l’engagement des autorités régionales de Sikasso à s’approprier les différents documents, tout en y intégrant les réalités et les préoccupations locales. Au cours des travaux, les présentations ont porté, entre autres, sur les termes de référence du programme d’action pour la protection de l’environnement dans la Région de Sikasso, la stratégie de protection/préservation de l’environnement : le cas de la mine d’or de Syama et, enfin, la feuille de route de la Chambre des mines relative à l’encadrement et au développement de l’orpaillage au Mali. Les participants ont également eu de larges informations sur la création, les missions et les perspectives de la Chambre des mines du Mali.

Fousseyni DIABATE
AMAP- Sikasso

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