lundi 23 octobre 2017

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Sésame biologique : SIRAKOROLA OCCUPE LE PELOTON DE TÊTE EN ZONES OHVN

Sensibiliser les paysans au respect des normes
de production du sésame biologique

S’il y a une particularité que l’on peut concéder aux zones de cultures de l’Office de la haute vallée du Niger (OHVN), c’est bien la culture du sésame biologique depuis près d’une vingtaine d’années. La constance dans la promotion de cette légumineuse a valu aux paysans de l’OHVN un contrat de prestation de service en bonne et due forme entre eux (à travers leur structure d’encadrement) et la Fondation Emile Noël, à travers son huilerie basée en France. Cette dernière s’engage sur la base d’un cahier des charges à acheter la graine de sésame à des prix préalablement convenus en début de saison aux producteurs. Qui en retour sont tenus de livrer les quantités convenues et de bonne qualité.
Lundi dernier, le directeur général de l’Office de la haute vallée du Niger (OHVN), Dr Mamadou Kané s’est rendu à Sirakorola (secteur de base OHVN de Koulikoro) pour présider les travaux de l’atelier (qui prendra fin aujourd’hui) relatif à la réunion bilan de la campagne de commercialisation du sésame biologique 2016-2017 et les préparatifs de la campagne 2017-2018. La délégation du directeur général qui était composée de ses proches collaborateurs a été accueillie par le responsable de la Fondation Emile Noël, Oumar Coulibaly, les paysans et des agents d’encadrement locaux (moniteurs).
Il faut rappeler que la zone de Sirakorola est la plus grande productrice de sésame biologique des zones OHVN qui s’intéressent à cette spéculation comme Banamba, Koulikoro et Kolokani. Présentant un bilan sommaire de la campagne 2016-2017 de la culture du sésame biologique, le directeur général a expliqué qu’elle a connu un démarrage difficile caractérisé par un retard prononcé dans l’installation normale des pluies. Malgré ces contraintes, la production de sésame biologique a été de 769,800 tonnes, dont 15,3 tonnes de graines ont été restituées au titre des semences. Le taux moyen de déclassement a été de 2,08% contre 2,54% la campagne précédente.
Il faudra, par ailleurs, indiquer que les producteurs de sésame sont soumis à la certification européenne Ecocert qui mène des enquêtes de terrain pour s’assurer de la conformité des normes restrictives édictées pour la culture biologique qui doit être exempte de tout traitement phytosanitaire chimique. Ces enquêteurs s’assurent également des conditions idoines de conservation et de stockage des graines de sésame avant leur expédition à l’huilerie Emile Noël. Le directeur général Dr Kané Mamadou a aussi indiqué que le sésame biologique est la seule légumineuse qui bénéficie des avantages d’une filière encadrée sur toute la chaîne de production. Elle bénéficie également d’un prix au producteur garanti par l’Huilerie Emile Noël qui extrait des graines l’huile et le tourteau. Elle verse également, à l’instar du coton, une ristourne aux paysans chaque fois que l’embellie sur le marché mondial le permet. Ainsi, pour la campagne agricole 2016-2017, les paysans ont bénéficié d’une ristourne de 3 Fcfa par kilogramme et 7 Fcfa par kilogramme au titre des frais de marché versés aux organisations professionnelles paysannes. Au cours de cette même campagne, le kilogramme de sésame biologique a été acheté par la Fondation à 450 Fcfa. Pour la campagne 2017-2018, le contrat d’achat de graines de sésame bio de la société huilerie Emile Noël est de 1400 tonnes contre 1000 tonnes la campagne précédente. Les prévisions de production pour la campagne 2017-2018 sont de 2050 tonnes. Cependant l’arbre ne doit pas cacher la forêt.
L’atelier de trois jours vise à sensibiliser davantage les paysans sur le respect des normes de production du sésame biologique qui répond à des protocoles très stricts et des taux d’impureté. En effet, si les responsables de la Fondation et le directeur général se sont félicités de la longue collaboration entre les paysans et la Fondation pour la culture du sésame biologique qui est à sa 18è année, ils ont focalisé leurs interventions sur le respect des taux d’impuretés qui peuvent être des facteurs de déclassement du produit et de perte de marchés prometteurs. « Le sésame biologique est une poule aux œufs d’or qu’il ne faut jamais perdre. S’adressant aux paysans, le directeur général Dr Mamadou Kané les a exhortés à s’investir pour une meilleure promotion de cette légumineuse afin que le Mali puisse être un des rares pays africains à livrer du sésame de qualité avec un label mondialement reconnu », a-t-il souhaité.
Moriba COULIBALY

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