jeudi 19 avril 2018

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Sécurité routière : UN PLAN A L’ETUDE POUR LA CAPITALE

L’objectif de la rencontre est de faire une analyse approfondie des causes des accidents de la circulation routière

Dans le cadre de l’amélioration de la circulation routière dans le District de Bamako, le secrétaire général du ministère des Transports, Makan Fily Dabo a présidé, vendredi dernier à Azalaï Grand hôtel, la rencontre des partenaires dans le domaine de la sécurité routière. L’objectif était l’examen du rapport provisoire de l’étude pour l’amélioration de la sécurité routière dans le District de Bamako. Etaient présents à cette rencontre, le représentant de la BAD, Abdoulaye Tandina et le directeur général de l’Agence nationale de la sécurité routière, Mamadou Konaté. A cette occasion, le chef de la mission, Sylvain Lassarre a expliqué que l’étude a préconisé un plan d’action à partir du diagnostic sur les risques routiers dans la capitale et des données recueillies avec les forces de police. Le gros des risques est constaté au niveau des engins à deux roues et des piétons. Le directeur de l’Agence nationale de sécurité routière dans son premier plan d’action, recommande de développer un système d’information pour les accidents sur l’ensemble de la ville. Il s’agit de mettre en place une plateforme web qui permettra de situer tous les lieux des accidents grâce aux gendarmes et aux policiers qui localiseront ces accidents à l’aide des Smartphones. Pour cela, il sollicite la coordination de tous les agents de la circulation routière et des services de secours et des soins et la mise en place d’un numéro commun d’appel et un centre de régulation qui fait la répartition des victimes. Actuellement, chacun travaille dans son coin sans plan, sans coordination ni programmation. En outre, le développement du réseau des pistes à Bamako pour les engins à deux roues qui sont actuellement à 70% du trafic est nécessaire, a-t-il préconisé. Sylvain Lassarre a indiqué que dans la conception du projet sur la sécurité routière, le port des casques est l’urgence primordiale et ce problème du port doit être absolument résolu ainsi que celui des traversées des piétons. Le représentant de la BAD, Abdoulaye Tandina a souligné que leur établissement financier a décidé d’accompagner le gouvernement du Mali pour s’acheminer vers la réduction des accidents mortels. Et la Banque africaine de développement a accordé un don de 207 millions de F cfa qui a été mobilisé à travers des fonds fiduciaires Coréens. C’est sur ce fonds que l’étude a été réalisée pour que le gouvernement Malien puisse réduire le taux des accidents mortels dans le district de Bamako. Le directeur de TID Consult, Mahamadou Tidiani Touré a confié que le projet sera réalisé par deux sociétés : Solidarité internationale sur les transports et la recherche en Afrique sub-saharienne (SITRASS) et TID Consult. Le secrétaire général du ministère des Transports, Makan Fily Dabo rappellera que la présente rencontre fait suite à celle tenue le 6 décembre 2016 qui avait servi de cadre pour la formation des forces de sécurité et de la protection civile sur la collecte des données sur les accidents de la circulation routière dans le district de Bamako. Il a indiqué que l’objectif de la rencontre est de faire une analyse approfondie des causes des accidents de la circulation routière sur les artères pénétrantes et centrales de Bamako en vue d’améliorer la sécurité routière dans cet espace qui doit être convivial. Ce qui est inscrit directement dans la vision du président de la République en matière de sécurité routière a-t-il dit. Selon les statistiques des accidents que le secrétaire général du département des Transports a donné, en 2014, il a eu 9 191 victimes dont 6 076 tués et en 2015, 7 712 victimes dont 569 tués et en 2016, 7 565 victimes dont 541 tués. Ainsi, la Banque africaine de développement (BAD) a bien voulu accompagner le gouvernement de notre pays en faisant appel à des experts internationaux pour mener une étude d’amélioration de la sécurité routière dans le district de Bamako assortie d’aménagement adéquats susceptibles d’inverser la tendance actuelle des accidents de la route a expliqué Makan Fily Dabo. Il s’agit de la sécurisation du cheminement des écoliers la réalisation des pistes cyclables et des trottoirs qui tiennent compte des usagers vulnérables notamment des personnes handicapées. Le renforcement global des signalisations routières, la réalisation d’ouvrage pour l’éducation des enfants à la circulation routière comme le minus circuit imitatif des voies de circulation routière avec leurs accessoires, l’acquisition des matériels de contrôle routier tel que les radars embarqués sur les véhicules, les radars portatifs, les caméras de surveillance, les alcotest et les testeurs de stupéfiants ainsi que l’aménagement des zones d’accident et la mise en place d’un système de suivi du trafic urbain et d’information sur les accidents de la circulation routière. Pour la cause, il est prévu de mettre en place dans certains endroits des feux adaptatifs au trafic, l’amélioration du taux du port des casques et la mise en place d’un système de libération rapide du domaine public routier en cas d’accident ou de panne pour un système performant de secours. Il a évoqué que les résultats attendus de l’étude sont des propositions des solutions qui s’inscrivent dans le cadre des recommandations de la Conférence des ministres des transports de l’Union africaine tenue du 21 au 25 novembre 2011 en Angola. Cette conférence vise à valider les plans d’action de l’UA pour la décennie 2011 -2020 avec comme objectif de réduire à 50% le taux des accidents mortels d’ici 2020. Et dans le district de Bamako, les résultats attendus sur les accidents mortels de la circulation routière ciblent sur la barre de 3000 à l’horizon 2020 a sollicité Makan Fily Dabo.

Abdourhamane TOURE

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