dimanche 24 septembre 2017

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Révision constitutionnelle: LES GRIEFS DU COLLECTIF DES ASSOCIATIONS MUSULMANES DU MALI

Le Collectif des associations musulmanes du Mali était hier face à la presse pour donner sa position sur le référendum constitutionnel prévu pour le 9 juillet prochain. Le point de presse était animé par son président, Mohamed Kimbiri qui a rappelé que lors d’une prière à la Grande mosquée de Bamako, le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta, s’est adressé à la communauté musulmane en ces termes : «Si je me comporte bien, soutenez-moi. Et si je me trompe, redressez-moi en me disant la vérité… ». Mohamed Kimbiri a expliqué que son organisation a donc tenu ce point de presse pour dire la vérité au chef de l’Etat sur le projet de révision constitutionnelle. « Nous, membres du Collectif des associations musulmanes du Mali, demandons au président de la République de surseoir à cette révision constitutionnelle. Dans le cas contraire, nous lançons un appel aux musulmans de toute tendance confondue à voter pour le Non lors du référendum du 9 juillet prochain. Nous les exhortons à conjuguer leurs efforts et utiliser tous les voies et moyens afin que cet appel soit attendu sur l’ensemble du territoire national», a déclaré le conférencier.
En effet, le Collectif des associations musulmanes du Mali a formulé plusieurs griefs contre le projet de révision constitutionnelle comme la nomination des 1/3 des membres du Sénat et du président de la Cour constitutionnelle par le président de la République, la création des nouvelles institutions de la République et la suppression de la Haute cour de justice de la liste des institutions de la République.
« Cette initiative est non seulement dangereuse pour la bonne marche de notre démocratie, mais aussi contraire aux valeurs religieuses et sociales de notre pays. C’est comme si notre pays s’est engagé dans une voie dénaturant notre culture à coup d’emprunts et d’influences étrangères pour mieux imiter le modèle occidental », a critiqué Mohamed Kimbiri. Il a aussi noté que le processus de reforme constitutionnelle n’a pas suffisamment associé toutes les forces vives de la nation. Après le travail du comité des experts, le Collectif des associations musulmanes du Mali estime que le texte devait être discuté au niveau des forces vives de la nation avant de repasser à l’Assemblée nationale. « La nouvelle Constitution ouvrira la porte à toute sorte de déviations et de dérives dans notre pays», a estimé le président du Collectif des associations musulmanes du Mali.
Mohamed Kimbiri avait, au début de la conférence, condamné les attaques terroristes survenues récemment dans notre pays. Il a présenté ses condoléances aux familles des victimes et souhaité prompt rétablissement aux blessés.

Sidi Y. WAGUE

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