vendredi 19 janvier 2018

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Réparation de manuels scolaires : UN PROGRAMME RENTABLE

Le manque de manuels scolaires et de matériel didactique dans les écoles demeure une préoccupation réelle pour notre système éducatif. Pour inverser la tendance, les pouvoirs publics, en collaboration avec le gouvernement canadien ont, depuis 2005, initié un vaste programme de développement des capacités en réparation de manuels scolaires (DCRMS).
La question était au cœur d’une rencontre de l’Académie d’enseignement de Mopti, tenue les 20 et 21 décembre derniers et qui entendait faire les bilans régionaux du service de réparation des manuels scolaires.
La session était présidée par le directeur de cabinet du gouverneur de la Région de Mopti, Boukary Koïta. C’était en présence du représentant du directeur national de la Pédagogie, Youssoufi Alber Touré et nombre d’invités.
La rencontre visait à présenter aux acteurs les acquis du programme DCRMS, analyser les difficultés rencontrées, identifier les défis majeurs et se projeter sur l’avenir de la réparation des manuels scolaires dans le cadre d’un partenariat ou les collectivités territoriales et les services déconcentrés jouent pleinement leurs rôles et responsabilités.
Ce programme initié par le ministère en charge de l’Education nationale, opérationnalisé par la direction nationale de la Pédagogie bénéficie de l’appui financier des Affaires mondiales du Canada (AMC). Son objectif est d’augmenté le ratio manuels/élève, allonger la durée de vie des manuels et permettre aux élèves, aux parents et l’Etat de faire des économies substantielles.
Youssoufi Alber Touré, a salué les efforts qui ont permis la couverture de l’ensemble des régions du pays par la DCRMS, une innovation du gouvernement et du Canada en faveur de la qualité de l’éducation, en appui à la création d’emplois et lutte contre la pauvreté.
Le directeur de cabinet du gouverneur a rendu hommage au ministère de l’Education nationale pour le choix de sa Région. Cette rencontre permettra une meilleure connaissance et appropriation du programme qui réduit les charges scolaires et participe de la lutte contre le chômage des jeunes et implique davantage les collectivités territoriales dans la gestion décentralisée de l’école.
Il contribuera à la sensibilisation des collectivités territoriales et des parents d’élèves au service privé de réparation a-t-il souligné. Il a aussi donné la bonne nouvelle. Les 409 millions de Fcfa d’appui budgétaire alloué au programme en 2017 ont été reconduits pour 2018.
Boukary Koïta a remercié la Coopération canadienne pour son appui financier au système éducatif en général et au programme de développement de capacités en réparation des manuels scolaires en particulier.
Pendant deux jours de travaux, les participants ont apprécié les acquis du programme qui de 2006 à 2017 a formé 346 réparateurs et réparatrices et réparé 1 602 116 manuels scolaires et livres de bibliothèques. Le montant perçu par les réparateurs et réparatrices est de 799 450 911 F de Fcfa contre un coût d’achat de manuels estimé à plus de 6 milliards de Fcfa, soit une opportunité d’économiser un eu plus de 5 milliards de Fcfa par l’Etat.
Les participants se sont engagés à accompagner le processus de pérennisation du service de réparation des manuels mis en place par l’Etat et qui prévoit, entre autres, la création d’une ligne de crédit, la responsabilisation des acteurs à tous les niveaux et l’existence d’un basin de formateurs maliens de réparateurs/réparatrices de manuels scolaires.

Dramane COULIBALY
AMAP – MOPTI

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