mercredi 18 octobre 2017

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Réhabilitation du patrimoine culturel : A L’HEURE DU BILAN

Bamako abritera, à partir de demain mardi, une conférence internationale sur les enjeux et défis liés à la protection du patrimoine culturel en zones de conflit. Organisée conjointement par le ministère de la Culture et l’UNESCO, elle doit restituer, de manière exhaustive, les résultats du programme de réhabilitation du patrimoine culturel et de sauvegarde des manuscrits anciens dans notre pays. Ce qui permettra d’évaluer les impacts et de dégager les perspectives dans le but d’éclairer les stratégies publiques et d’inspirer les actions de gestion durable et efficiente des biens culturels.
Pour expliquer les enjeux de cette rencontre internationale, le secrétaire général du ministère de la Culture, Ondogoly Guindo, et le chef du bureau UNESCO de Bamako, Hervé Uhuo Marchand, ont animé une conférence de presse.
Ils étaient accompagnés de représentants des différents partenaires du projet, notamment l’Union européenne (UE), la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), la Coopération suisse, entre autres. Il ressort des explications que cette conférence s’étendra sur 2 jours. Une première journée sera consacrée à la restitution des résultats du programme par composante. La deuxième journée sera consacrée au partage d’expériences de pays en situation de conflit et à un échange sur les perspectives du programme. Auparavant, il y aura, aujourd’hui, une visite de terrain pour apprécier les sites réhabilités à Tombouctou et échanger avec les responsables et représentants des communautés locales sur les acquis et perspectives du projet.
A la suite de l’adoption du Plan d’actions pour la réhabilitation du patrimoine culturel et la sauvegarde des manuscrits anciens, une mission conjointe de l’UNESCO et de notre pays a évalué les dégâts causés au patrimoine culturel et aux manuscrits et l’impact de la crise sur les populations. Cette mission a permis de préciser l’ampleur des dégâts, d’évaluer les actions déjà entreprises par les communautés et les mesures d’accompagnement possibles et de formuler des recommandations pour encadrer les opérations de réhabilitation et de reconstruction (mausolées, musées, bibliothèques, entre autres) et les actions de sauvegarde et de revitalisation des pratiques culturelles et du tissu socio-économique au sein de la Médina. Le projet « Patrimoines endommagés des Régions nord du Mali : sauvegarde, reconstruction, réhabilitation, restauration et revitalisation », a été développé par l’UNESCO et le gouvernement, à travers le ministère de la Culture et celui de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Il s’inscrit dans les actions de protection du patrimoine culturel et de sauvegarde des manuscrits anciens.
Par ailleurs, les conférenciers ont expliqué qu’une stratégie de réhabilitation et de reconstruction a été élaborée en 2014 et validée par le Comité du patrimoine mondial. Ce document décline les études et interventions de réhabilitation et de reconstruction prioritaires pour l’ensemble des biens culturels (mausolées, mosquées, musées, bibliothèques, monuments), et place les communautés au cœur du processus de reconstruction.  Des accords de coopération ont été signés par l’UNESCO avec plusieurs partenaires dont la Suisse, l’UE et la Norvège pour la phase 1 du programme. En outre, un accord a été paraphé entre l’Association internationale des maires francophones (AIMF), la mairie de Tombouctou et la direction nationale du patrimoine culturel. Par ailleurs, le fonds du patrimoine immatériel a accordé une aide d’urgence dans le cadre du mécanisme d’assistance internationale pour mettre en œuvre le projet « Inventaire du patrimoine immatériel du Mali en vue de sa sauvegarde urgente ». Les activités menées par l’ensemble des partenaires dans la mise en œuvre du plan d’actions visaient, globalement à soutenir les populations et les institutions dans la réhabilitation et la revitalisation du patrimoine culturel et la sauvegarde des manuscrits anciens. Les conférenciers ont aussi rappelé qu’une première conférence internationale intitulée « Les manuscrits anciens face aux défis de l’heure » a été organisée en janvier 2015, afin de créer un cadre d’échanges et de concertation entre les acteurs nationaux et internationaux impliqués dans la gestion des manuscrits pour une meilleure conservation et exploitation scientifique de ce patrimoine. La deuxième conférence internationale, qui se tiendra, dans notre capitale, sur la restitution des résultats du programme de réhabilitation du patrimoine culturel et de sauvegarde des manuscrits anciens, bouclera la première phase de ce programme.
Elle permettra de faire le point sur les activités conduites. La conférence envisagera les perspectives pour la deuxième phase du programme avec un accent particulier sur la recherche scientifique et la valorisation des manuscrits anciens.

Y. DOUMBIA

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