REGIONS

PostHeaderIcon Office du Niger. UN COUP DE NEUF AU SYSTEME HYDRAULIQUE

Les travaux de réhabilitation permettront d’augmenter les débits des points A et B du réseau qui était devenu très vétuste

Office du Niger. UN COUP DE NEUF AU SYSTEME HYDRAULIQUE

Après avoir donné le coup d’envoi des travaux d’aménagement de 5 200 ha de terres à l’Office du Niger, le président Amadou Toumani Touré a lancé les travaux de réhabilitation du système hydraulique de l’Office. Cette cérémonie a eu lieu au niveau des régulateurs du canal du Sahel et du Kala aux points A et B des prises mineures, à une dizaine de kilomètres en amont du barrage de Markala. C’est de ces points que partent les canaux d’irrigation du Sahel, du Macina et Costes-Ongoïba. Ces ouvrages (le réseau primaire d’irrigation de l’Office du Niger) ont été réalisés après la construction du barrage de Markala entre 1936 et 1947 et n’avaient jusque là pas bénéficié d’entretien de grande ampleur. Le temps usant les pièces mécaniques et électriques, il est apparu indispensable et incontournable de procéder à leur réhabilitation. C’est le Projet Millénium Challenge Account qui finance ces travaux de réhabilitation pour un montant de 21 milliards Fcfa. La durée d’exécution des travaux est fixée à 24 mois. Les travaux seront réalisés par l’entreprise chinoise Synohydro Corporation Limited. Ils consisteront en la réhabilitation des pièces mécaniques et électriques des régulateurs du canal du Sahel et du Kala aux points A et B, des prises mineures et du réseau primaire hydraulique de l’Office du Niger sur des longueurs de 50 et 38 kilomètres. Les travaux vont permettre d’augmenter le débit d’écoulement de l’eau de ces points vers les réseaux secondaires de l’Office du Niger en le portant de 180 mètres cubes à 300 mètres cubes par seconde. Le maire de la commune rurale de Markala, Demba Diallo, s’est réjoui de la présence du président de la République, Amadou Toumani Touré dans sa circonscription pour la deuxième fois en l’espace de deux mois. Il a noté les travaux de réhabilitation entamées par les pouvoir publics sur les ouvrages et le système d’irrigation. Une initiative qui représente une source d’espoir et de vie pour les populations. L’intervention sur les ouvrages en question renforce, selon l’édile, « la cage thoracique » de l’Office du Niger, car toutes les irrigations du système hydraulique prennent leur départ à ce point A. Intervenir sur ce mécanisme, c’est apporter du sang neuf à l’irrigation du système hydraulique de l’Office du Niger comme le corps humain qui est irrigué en sang à partir de la cage thoracique, a schématisé l’élu. Le secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, chargé du Développement intégré de la zone Office du Niger, Abou Sow, s’est réjoui du lancement des travaux de réhabilitation du réseau primaire et des ouvrages mécaniques et électriques du canal du Sahel et du Kala, ainsi que des travaux de réalisation de la première tranche du périmètre d’Alatona par le président de la République. L’Office du Niger souffre de problèmes d’irrigation qui risqueraient de compromettre à long terme tout le système et la production. Les ouvrages souffraient d’un manque crucial d’entretien depuis leur conception et l’envahissement des réseaux par les plantes aquatiques nuisibles ralentissaient considérablement l’écoulement de l’eau du point A vers les autres réseaux secondaires. En effet, le temps de réponse du point A aux autres réseaux qui était de 3 jours au début de l’exploitation, est passé à plus de 3 semaines actuellement sur les mêmes distances. L’augmentation du débit permettra en partie de résoudre ce problème crucial d’irrigation qui a commencé à engendrer des conflits autour de la gestion de l’eau auprès des exploitants. Le président de la République, Amadou Toumani Touré, s’est félicité du fait que ces travaux de réalisation du nouveau périmètre d’Alatona et de réhabilitation des ouvrages en question contribueront à atteindre les objectifs du Projet pour le développement économique et social (PDES). Il a souhaité que dans un avenir très proche, le Mali n’importe plus un seul kilogramme de riz, et que grâce à la surproduction, le pays puisse exporter du riz vers les pays voisins et engranger ainsi de la plus value.