La Caisse mutualiste de l’éducation et de la culture qui a récemment ouvert ses portes à Dia a permis aux femmes d’entreprendre de nombreuses activités génératrices de revenus
Réduire la pauvreté, combattre l’inégalité du genre en assurant un développement durable pour une bonne condition de vie des populations, telles sont les ambitions principales qu’affiche la CAMEC (Caisse Mutualiste de l’Education et de la Culture), une institution de microfinance qui vient d’étendre son réseau en installant une antenne CAMEC à Dia où l’activité maraîchère (surtout de l’oignon) des femmes est importante dans le cercle. Dia est le chef lieu de la commune rurale du Diaka à une dizaine de Km au Sud de Tenenkou. La nouvelle agence, de la caisse de microcrédit qui démarre ses activités à Dia avec 200 sociétaires est rattachée à la caisse de Ségou. Elle permettra aux populations de Dia et du cercle de faire des dépôts rémunérés, des retraits, de facilités de crédit à moindre coût aux taux d’intérêts vacillant entre 1 à 1,5% et de faire des transferts d’argent inter caisse. Le solde minimum d’épargne libre est 1000 F. En sécurité aux meilleures conditions, le compte d’épargne est rémunéré de 1 à 4%.Une place de choix est réservée aux femmes, aux associations féminines pour leur octroyer des microcrédits afin de les aider dans des activités génératrices de revenus et lutter efficacement contre la pauvreté. Les femmes sont prioritaires pour l’accès au financement confirme le Directeur Général de la CAMEC L’ouverture de cette 10è agence de la CAMEC dans la région après celle de Mopti, Bankass, Bandiagara, Youvarou, Koro, Sévaré, Djenné, Sofara, Konio, a été l’objet d’une grande fête à laquelle ont assisté les autorités administrativesetpolitiques. Dans son mot de bienvenue, le représentant du Maire de la commune rurale du Diaka, dira que l’avènement de la CAMEC dans la localité, est l’une des meilleures manières de lutte contre la pauvreté. Il a invité ses compatriotes à travailler avec la CAMEC qui, avec son expérience est dans une quarantaine de localités à travers les régions du pays. Quand au contrôleur interne du réseau, Boubacar Tiéta, il a souligné l’importance de la caisse qui contribuera selon lui au bien être de la population puisqu’elle est ouverte à tous. Il a incité à l’épargne, à la solidarité et la régularité dans le remboursement pour pérenniser la caisse a t- il ajouté. Pour le bon fonctionnement de la caisse, 12 personnes composées d’élus et d’agents ont reçu pendant 2 jours la formation nécessaire au fonctionnement d’une caisse de crédit. Celle-ci a été organisée par la CAMEC nationale. La CAMEC a été créée en 2000 par des enseignants, est une union mutualiste d’épargne et de crédit au service de toute la population malienne pour la lutte contre la pauvreté, l’inégalité sociale, et promouvoir le développement du Mali. Elle compte aujourd’hui plus de 25 000 sociétaires dans le pays. La CAMEC nationale, membre de l’APIM-Mali (Association Professionnelle des Institutions de micro finance du Mali), est sous la tutelle du Ministère de l’Economie et des Finances du Mali. Les membres des organes de gestion sont constitués à 90% d’enseignants. LA CAMEC est appuyée par les Banques de la place. Pour la politique du Mali à la réduction de la pauvreté, on distingue deux autres types de structure de micro-finances au Mali, les institutions de Crédits Solidaires et les Caisses Villageoises d’Epargne et de Crédits auto-gérées(CVECA). Selon les études d’économie, les institutions mutualistes sont majoritaires 436 structures depuis 2005. L’impact de la lutte de la CAMEC sur la pauvreté est visible à travers les services financiers de proximité qu’elle est entrain de faire bénéficier à tous sur le territoire du Mali surtout aux couches vulnérables. Selon les responsables de l’institution, les revenus des familles des adhérents s’améliorent progressivement. L’expérience de la CAMEC en matière de stratégie de lutte contre la pauvreté est à suivre disait Adama Barry le chef de Division lutte contre la pauvreté du Ministère du Développement Social, de la Solidarité et des Personnes âgées. La CAMEC de Dia offre des services financiers de proximité permettant d’assurer l’autopromotion économique et sociale des populations à faibles revenus qui n’ont pas accès aux banques classiques pour éliminer la précarité, l’inégalité, l’exclusion sociale dans le cercle de Tenenkou. Selon les études économiques, depuis le début des années 1990, la micro-finance est devenue l’un des instruments privilégiés en matière de financement du développement et particulièrement en matière de lutte contre la pauvreté au Mali. Elle est vue par les autorités comme l’une des solutions majeures à travers laquelle, l’amélioration des conditions de vie, notamment celles des femmes. L’Etat qui soutient la micro-finance, la considère comme un outil de développement et de réduction à des inégalités sociales. L’expansion des micro-finances a été rendue grâce à l’engagement personnel du président ATT qui a fait de la lutte contre la pauvreté, la principale priorité du gouvernement avec l’objectif de consolider le développement des institutions de micro-finance et d’en faire un instrument delutte contre la pauvreté, l’inégalité du genre. La CAMEC nationale, aux dire du contrôleur interne du réseau, à des difficultés à satisfaire toutes les demandes de crédits de ses clients .Les seuls fonds de collectes d’épargne ne suffisent plus.
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Niono : DES INITIATIVES SALVATRICES
L’une des deux composantes du projet d’irrigation de Alatona est la construction de la route Niono Goma-Coura longue de 81 km financée par le Millenium Challenge, Corporation, cette route dont les travaux de construction sont confiés aux entreprises SOGEM-SATOM/Razel, traverse 35 villages à l’intérieur du cercle de Niono. La réalisation d’une telle infrastructure mobilise une forte main d’œuvre. C’est pourquoi depuis la phase des études de faisabilité du projet, le bailleur de fonds a mené une approche communautaire visant à sensibiliser et éduquer les populations des villages que traverse la route et les ouvriers sur le chantier dans le cadre de la lutte contre le paludisme, les IST-VIH/Sida et la sécurité routière. L’objectif de l’approche est de contribuer à réduire la prolifération des maladies dans les communautés bénéficiaires et de réduire les dégâts causés par les accidents de la route. Ce sont les entreprises en charge des travaux de construction de cet axe en partenariat avec l’ONG Sountoura qui intervient dans le cadre de la lutte contre le Sida à Niono, qui ont mission de mener cette campagne de sensibilisation et d’éducation le lancement de la dite campagne a eu lieu au siège de l’ONG Sountoura à Niono le mercredi 11 janvier dernier. Placée sous la présidence du sous-préfet Massa Sangaré, la cérémonie a enregistré la présence de plusieurs responsables locaux, des représentants de l’ONG Sountoura et des entreprises SOGEM-SATOM/Razel, et d’une foule nombreuse. La sécurité routière, la lutte contre le paludisme, les IST-VIH/Sida au centre des préoccupations des plus hautes autorités du pays, le sous-préfet et le 4è adjoint au maire Tidiani Coulibaly, ont dans leurs interventions, salué cette initiative et exprimé la disposition des autorités locales à toujours soutenir des projets de ce genre. Quant au coordinateur national du projet Fadiala Sidibé, il dira qu’il ne ménagera aucun effort pour assurer un succès certain à cette opération. Au cours de cette cérémonie il a a été la remis 6 motos et accessoires à 6 animateurs ainsi que 6 kits vidéo pour les projections de films éducatifs, le tout pour un coût total de 5 200 000 FCFA ; En outre, l’ONG s’engage à équiper 70 relais communautaires en kits, à distribuer 1000 moustiquaires imprégnées aux populations riveraines et travailleurs sur le chantier, 15.000 comprimés aquatabs pour rendre l’eau de consommation de la population potable, des préservatifs masculin et féminins. Elle s’engage aussi à organiser des, causeries éducatives, réaliser 500 tests de dépistage volontaire du Sida, faire 300 visites dans les villages pour faire des leçons modèles sur les IST/VIH et les accidents de la circulation dans les écoles riveraines de l’axe entre autres. Par rapport au paludisme et aux maladies liées à l’eau, seront organisés des séances d’éducation au niveau communautaire. Dans les écoles et sur les bases des ouvriers, des séances d’information, d’éducation et communication sur la transmission, la prévention et les conduites à venir devant les maladies comme le paludisme et la bilharziose seront animées. Dans les villages environnants des comités de lutte contre la prolifération des gîtes de moustiques. Les membres de ces comités seront formés sur la reconnaissance des vecteurs du paludisme, les lieux de reproduction et les habitudes de piqures. Par rapport à la sécurité routière, il faut noter que le cercle de Niono en 2011 a enregistré de nombreux cas d’accidents dont les plus effroyables ont été l’accident survenu à la fin du mois d’octobre à 22 km de Niono qui a fait 22 morts et de nombreux blessés et celui survenu sur la route de Diabali où une voiture avec à son bord un chef de famille, ses deux épouses et trois de ses enfants à fini sa course au fond du canal vers 6 h du matin tuant tous les occupants de la voiture. Les causes de la plupart de ces accidents de la circulation sont dues au comportement des chauffeurs, des conducteurs d’engins et des usagers de la route. Dans le cercle du Niono, beaucoup de personnes ignorent le code de la route. Il faut ajouter à cela l’imprudence des chauffeurs qui roulent à des vitesses excessives. Il est prévu au cours de cette campagne de sensibilisation l’information, l’éducation et la communication sur l’importance du port des casques par les motocyclistes, l’utilisation de catadioptres sur les charrettes et les bicyclettes. Il en sera de même pour les conducteurs d’engins et les chauffeurs, voire même les ouvriers du chantier qui exprimeront le désir de renforcer leurs connaissances en la matière. Ce bel exemple des entreprises SOGEM-SATOM/Razel et l’ONG Sountoura est à saluer quant on sait qu’à Niono on assiste à l’utilisation des motoculteurs comme moyen de transport. Ces motoculteurs sont à l’origine de plusieurs cas d’accidents à l’intérieur du cercle malgré tout, la pratique demeure. Espérons qu’avec cette campagne de grande envergure il y aura un changement de comportement.
C. O. Diallo
AMAP-Niono