L’explosion d’une bombe artisanale à la prison civile de Sikasso a causé mardi une grosse frayeur. La forte détonation s’est produite aux environs de 11 heures, provoquant aussitôt un grand attroupement sur les lieux.
Précisons que les locaux de la maison d’arrêt de la capitale du Kénédougou jouxtent le bureau régional de l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP). Que s’est-il donc passé ? C’est un détenu d’une quarantaine d’années, Daouda Diarra, qui avait orchestré une tentative d’évasion. Il avait placé une bombe dans le mur de la prison, côté AMAP. L’engin a été certainement mal manipulé et son explosion a grièvement blessé le poseur. La tentative d’évasion s’est donc terminée dans le sang. La violence de l’explosion a causé une ouverture dans le mur et des débris ont été retrouvés à une cinquantaine de mètres autour du mur de clôture de l’AMAP. Le site fut aussitôt encerclé par les services de sécurité qui ont entamé les procédures d’enquête. Aucun prisonnier n’a pu s’évader mais une question circule sur toutes les lèvres à Sikasso : comment un tel engin a pu être introduit dans l’enceinte de la maison d’arrêt ? L’enquête le dira.