La Société d’exploitation des mines d’or de Sadiola (SEMOS) va prochainement lancer l’exploitation du sulfureux profond, un minerai d’origine magmatique.
L’annonce a été faite lors des journées de communication et de concertations de la société minière qui se sont déroulées la semaine dernière à Kayes. La rencontre s’est déroulée dans la salle de réunion du Sahel Club sous la présidence du gouverneur de la région de Kayes, le général Mahamadou Maïga. Le représentant du ministère des Mines, Djibrila Togola, président du Comité de suivi de l’atelier, les notabilités et les élus locaux de Sadiola, le représentant de AngloGoldAshanti West Africa, Christian Rampa Luhemwe et l’ensemble des responsables de la Semos étaient également présents à la rencontre. L’exploitation du sulfureux profond va prolonger la durée de vie de la mine jusqu’en 2026. De surcroit, ce nouveau procédé d’exploitation augmentera sensiblement la production d’or et l’emploi. Un vrai cadeau de Nouvel an du directeur général de la Semos, Edwin Desjardins, très heureux de souhaiter la bienvenue aux 300 invités à ces traditionnelles journées de concertations et communication. Ces journées constituent, désormais à Sadiola, une grande plate-forme d’échanges et de dialogue avec les parties prenantes comprenant les actionnaires, les employés, les sous traitants, les représentants des communautés riveraines, les autorités politiques et administratives représentant l’Etat, dira le directeur du département communautaire, Issiaka Sidibé. Le représentant de AngloGoldAshanti West Africa, Christian Rampa Luhemwe, a assuré que la Semos se voulait un outil de développement de Sadiola. « Les communautés au sein desquelles nous travaillons seront mieux nanties après notre passage. Cela constitue un principe que nous nous sommes fixés partout où nous exerçons », a-t-il rappelé. Ce sentiment est partagé par la région de Kayes et par Sadiola en particulier. Le gouverneur de région, le maire de Sadiola, Mamoudou Macalou, les représentants du collectif des députés de Kayes à l’Assemblée nationale, ont ainsi attesté des avancées remarquables enregistrées dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de développement Intégré (PADI) initié par la mine. Le PADI innove chaque jour dans les secteurs de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche et de la micro-finance. Aujourd’hui, il suscite de grands espoirs de réduction de la dépendance des populations vis-à-vis de la mine. Le PADI œuvre en effet à assurer l’après-mine. Les micro barrages, les forages, les caisses d’épargne et de crédit, la mise à disposition de semences améliorées, le croisement de races animales sont autant de projets entrepris par le PADI en faveur des groupements féminins et des associations d’apiculteurs, d’agriculteurs, d’éleveurs de la commune. Aujourd’hui, les actions du programme bénéficient à 17 villages. « Notre ambition est d’étendre nos actions à tout le territoire de la commune », assure Mamadou Haïdara, le coordinateur du PADI. Durant les trois jours de la rencontre, les participants ont suivi la présentation des activités de production d’or dans les deux mines, l’état d’avancement réconfortant des analyses épidémiologiques des eaux de surface et des eaux profondes, le dynamisme du PADI. Ils ont aussi mesuré le climat de sécurité dans la mine et tout autour d’elle. Le représentant du ministère des Mines et président du comité de suivi des recommandations, Djibrila Togola, a annoncé avec plaisir la prise en compte par le gouvernement de la plus grande préoccupation des populations du sud : la construction et le bitumage de la route Kayes-Kéniéba appelée la « route de l’or ». A la fin des travaux, les participants ont recommandé la poursuite et le renforcement des infrastructures socio-sanitaires dans la commune, l’accélération du processus de recherche de financement pour le bitumage de la route Kayes-Kéniéba, la réalisation de l’étude sur la qualité de l’air pour compléter le volet environnemental de l’étude épidémiologique, etc. Ces journées de concertation et de communication ont eu lieu en présence de plusieurs responsables administratifs, politiques et municipaux de Kayes et de Sadiola, des représentants des communautés des villages environnants et des représentants des ressortissants de Sadiola en France.