Dans le cadre de ses actions de solidarité à l’occasion du mois de Ramadan, la Fondation pour l’Enfance a offert 5 tonnes de vivres à la communauté musulmane de la Région de Kidal.
Le don est composé de deux tonnes de riz, deux tonnes de mil et d’une tonne de sucre. Les vivres ont été réceptionnés, mardi au cours d’une cérémonie organisée au gouvernorat de Kidal. Cette cérémonie s’est déroulée en présence du gouverneur de la Région de Kidal, de membres de son cabinet, des autorités politiques et des chefs de services régionaux. Le porte-parole des bénéficiaires a, au nom du patriarche Intallah Ag Attaher, remercié la présidente de la Fondation pour l’Enfance pour « le geste symbolique qui arrive à point nommé ».
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Ramadan à Kidal : LES PRIX DE LA SPECULATION
Le Ramadan tire vers sa fin au grand soulagement des fidèles. A Kidal, il aura été marqué par la hausse des prix des denrées de première nécessité.
Et ce malgré la mise en garde des pouvoirs publics qui avaient lancé le slogan « Halte à la spéculation sur les prix des produits les plus demandés durant le mois de carême ». A part le riz (local comme importé), tous les autres produits courants (lait, sucre, viande, huile, haricot) ont renchéri de manière plus ou moins significative. Ainsi les détaillants cèdent le kilogramme de sucre à 700 Fcfa, alors qu’avant le Ramadan, le même kilogramme coûtait 600 Fcfa. Le kilo du lait est passé de 2000 à 2400 Fcfa. Le prix du litre d’huile a augmenté de 100 Fcfa en passant de 900 à 1000 Fcfa. Idem pour le prix du haricot : 600 Fcfa actuellement contre 500 Fcfa avant le Ramadan. Comment expliquer cette hausse généralisée des prix des denrées de grande consommation ? Le directeur régional par intérim du Commerce et de la Concurrence, Abdoul Aziz Kohenna, qu’elle tient à l’enclavement de Kidal et à la saison des pluies qui dégradent les routes. C’est au regard de ces facteurs que le département en charge du commerce avait proposé des exonérations sur le transport de ces produits dans la Région de Kidal. « Mais aucun transporteur n’a marqué d’intérêt pour cette mesure », assure Abdoul Aziz Kohenna. Un opérateur économique dénonce un autre problème : les produits frauduleusement importés de l’Algérie toute proche. Il estime que même avec l’exonération sur le transport, ces produits de contrebande continueront à d’inonder les marchés de la région. Pour lui, la seule solution est de créer un accord commercial entre les deux pays et donner plus de moyens aux douanes pour traquer les trafiquants.