REGIONS

PostHeaderIcon Processus de décentralisation : LA RESPONSABILISATION DES AUTORITES TRADITIONNELLES

Valoriser le rôle et la place des autorités traditionnelles dans le processus démocratique et la décentralisation, tel était l’objectif d’un forum que Mopti vient d’abriter (7-8 févier).

Processus de décentralisation : LA RESPONSABILISATION DES AUTORITES TRADITIONNELLES

La rencontre s’est déroulée dans la salle de conférence de la Chambre de commerce et d’industrie de la capitale de la 5è Région. La cérémonie d’ouverture a été coprésidée par le ministre des Relations avec les Institutions, Abdoulaye Sall, et son collègue délégué chargé de la Décentralisation, David Sagara. La cérémonie a enregistré la participation du gouverneur de la Région de Mopti, Seydou Toumani Camara, du maire, Oumar Bathily, du président de l’Assemblée régionale, Macki Cissé. Les présidents des assemblées régionales de Kidal, Gao et Kidal étaient présents. Le forum a regroupé des participants venus des régions de Mopti, Tombouctou, Gao et Kidal. Il s’agissait d’une rencontre d’information, de sensibilisation, de formation et de validation sur la voie de la participation, de l’implication, de la responsabilisation et de l’autonomisation des autorités traditionnelles dans le cadre de la démocratie et de la décentralisation. A ce titre, la session s’inscrit dans la suite logique de celle tenue à Sikasso les 30 et 31 mars passés sur la même problématique et dont l’objectif était également de contribuer à améliorer les connaissances des autorités régionales et locales sur le rôle et la place des autorités traditionnelles à travers les 12 000 entités administratives de base que sont les villages, les fractions et les quartiers. Ces communautés sont représentées auprès des pouvoirs publics par un chef assisté d’un conseil avec des attributions spécifiques dans le processus de démocratisation et de décentralisation en marche dans les 761 collectivités territoriales dont 703 communes que compte le pays. Parmi les attributions des autorités traditionnelles, on peut retenir celles relatives à la mission de service public du chef de village, de fraction ou de quartier en sa qualité de représentant de l’administration auprès de sa communauté. Elles portent, entre autres, sur l’application des lois et règlements, le maintien de l’ordre public et la protection civile, le respect des mesures d’hygiène et de salubrité et la protection des ressources naturelles. Les attributions du chef de village, de fraction ou de quartier s’étendent également à la mobilisation des ressources internes des collectivités territoriales en prêtant son concours aux agents de l’administration, notamment dans le cadre du recouvrement des impôts et taxes. A ce titre, il perçoit une indemnité dont le taux est fixé par un arrêté conjoint des ministres chargés de l’Administration territoriale et des Finances.

(Source : MRI)