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PostHeaderIcon Lutte contre le travail des enfants : LA VOIE INCONTOURNABLE DE L’EDUCATION

Le ministre de l’Education, de l’Alphabétisation et des Langues nationales, Salikou Sanogo a présidé la semaine passée, la cérémonie d’inauguration de l’école de Mérou, un village situé à 3 kilomètres à l’est de Ké-Macina.

Lutte contre le travail des enfants : LA VOIE INCONTOURNABLE DE L’EDUCATION

Pour l’occasion, il était accompagné d’une forte délégation comprenant ses proches collaborateurs, des responsables politiques et administratifs régionaux et locaux, des représentants des partenaires sociaux (Conseil national de patronat du Mali, Union nationale des travailleurs du Mali, Confédération syndicale des travailleurs du Mali), des partenaires techniques et financiers (OIT, BIT, Plan International Mali, UNICEF). La nouvelle école compte trois salles de classe, une direction, un magasin et des latrines. Sa construction et son équipement ont coûté plus de 20,7 millions de Fcfa. Elle a été réalisée avec d’autres infrastructures socio-éducatives dans le cadre d’un projet de lutte contre le travail des enfants par l’éducation, dénommé « Tackle » et initié par le Programme international pour l’abolition du travail des enfants "IPEC" BIT-OIT. Le projet Tackle est exécuté par l’Association malienne pour la promotion du Sahel "AMAPROS" dans les cercles de Macina et San. Plus précisément dans les villages de Mérou, Ouolon et dans un quartier de San. En dix mois d’exécution sur les quinze prévus, le projet a fait plusieurs réalisations : trois salles de classe réhabilitées dans la commune de Ouolon (cercle de San), un centre de développement pour la petite enfance (CDPE ou jardin d’enfants) dans les villages de Mérou et Ouolon, un centre d’apprentissage féminin (CAFE) à Ouolon, mise à disposition de charrettes de transport pour les enfants dont les habitations sont distants de l’école, aménagement d’un étang piscicole pour Mérou. Le projet a également mis à la disposition de 30 femmes de Mérou et Ouolon, 90 ovins et caprins d’embouche. Le projet est doté de 123,8 millions de Fcfa dont près de 100 millions apportés par l’Union européenne. Il a identifié 1393 enfants dont 705 filles travaillant dans le secteur agro-sylvo-pastoral. Ces enfants ont été inscrits dans l’éducation préscolaire (60), au premier cycle (220), aux cours de soutien et d’alphabétisation (250), au cours d’alphabétisation (230). D’autres ont été inscrits dans les cours d’apprentissage professionnel en coupe et couture, menuiserie (bois et métallique) avec des mesures d’accompagnement en faveur des ateliers d’accueil. Moussa Karabenta, instituteur à la retraite et ancien député, et l’adjoint au maire de la commune de Ouolon ont, au nom des communautés bénéficiaires, salué l’initiative et la pertinence de cette approche. Ils ont garanti l’engagement ferme des communautés d’accompagner l’initiative. Cette adhésion a réjoui Mme Cécile Balima qui a, au nom du directeur du BIT à Dakar, félicité le gouvernement pour l’adoption par le Conseil des ministres d’un Plan d’action national pour l’élimination du travail des enfants. Mme Cécile Balima a évoqué la situation des enfants travailleurs à travers le monde, avant de solliciter du gouvernement du Mali de traduire en actes concrets sa participation au mouvement mondial de lutte contre le travail des enfants. Le ministre de l’Education, de l’Alphabétisation et des Langues nationales a souligné qu’une place importante était réservée à la protection de l’enfant et à la promotion de la jeunesse dans le Projet pour le développement économique et social du président de la République. Salikou Sanogo a relevé qu’il est du devoir de l’État de protéger les enfants et d’œuvrer à leur épanouissement.