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PostHeaderIcon Lutte contre l’ensablement du fleuve Niger à Gao : LES DELEGUES DE L’ABN MESURENT L’AMPLEUR DU PERIL

Le nouveau secrétaire exécutif de l’Autorité du Bassin du fleuve Niger, le Nigérian Collens Ihekire, a effectué du 3 au 5 juin une visite à Gao.

Lutte contre l’ensablement du fleuve Niger à Gao : LES DELEGUES DE L’ABN MESURENT L’AMPLEUR DU PERIL

Il était accompagné d’une forte délégation comprenant des représentants des structures focales nationales et des responsables de la société civile des États membres de l’autorité (Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Niger, Nigeria et Tchad). La délégation s’est rendue sur des sites gérés par le Programme de lutte contre l’ensablement dans le Bassin du fleuve Niger. Elle a ainsi successivement visité la plantation d’eucalyptus de Gouthine dans la commune rurale de Gabéro, les sites de fixation de dunes à Arhabou et Tacharane (Dokoria). Outre les efforts des populations dans l’exécution des plantations sur le terrain, grâce à l’appui financier de l’ABN, à travers le Projet de lutte contre l’enclavement dans le Bassin du Niger (PLCEIBN), les visiteurs ont mesuré de visu la menace que fait planer cet ensablement sauvage sur le fleuve Niger, cordon nourricier pour les populations riveraines. Le secrétaire exécutif de l’ABN et sa délégation ont vérifié l’ampleur du péril sur la mythique dune rose de Koïma. Cette dune non encore protégée et baignant presque dans le fleuve, a prouvé aux visiteurs la gravité de la situation et l’urgence des mesures énergiques à envisager. Le Projet de lutte contre l’enclavement dans le Bassin du Niger composante Mali boucle sa première phase. La deuxième phase est attendue avec impatience. Collens Ihekire a apprécié les efforts des populations bénéficiaires, des autorités politiques et administratives, des structures d’encadrement du projet. Il a aussi rassuré sur le financement de la phase suivante pour pérenniser les acquis. Le secrétaire exécutif et les membres de la société civile des pays du bassin se sont persuadés du grave péril de la désertification, même pour les pays "dits à l’abri", car selon le commentaire de la représentante d’un pays forestier : "la lutte doit être commune pour empêcher les effets entraînants". Le secrétaire exécutif de l’Autorité du Bassin du Niger et sa délégation ont pu discuter durant leur séjour avec les populations, des autorités à tous les niveaux, les responsables de l’encadrement et les cadres du PLCEINB.