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PostHeaderIcon Héremakono : LE BOSQUET DE L’INTEGRATION

Il s’étend sur deux hectares au bord de la RN 10 dans la commune rurale de Finkolo à quelques 
encablures de la frontière entre le Burkina et le Mali

Héremakono : LE BOSQUET DE L’INTEGRATION

Plusieurs centaines de personnes venues des communes frontalières du Mali et du 
Burkina Faso ont participé lundi, à la plantation d’un bosquet de l’intégration 
dans le village de Héremakono (cercle de Sikasso) à 500 m environ de la frontière des deux pays. Coprésidée par le préfet du département de Kologo dans la province du Kénédougou 
au Burkina, Mme Iiboudo Nikiema Colette, et le sous préfet de Sikasso, Mohamar 
A. Haïdara, l’opération a permis de réaliser un bosquet de deux hectares au bord de la RN 10 dans la commune rurale de Finkolo à quelques 
encablures de la frontière. Ce sont les habitants des dizaines de villages du 
département de Kologo au Burkina Faso et des communes de Finkolo et de Kaboïla 
dans le cercle de Sikasso, qui sont venus massivement planter plus de 600 
pieds d’eucalyptus sur cet espace préalablement délimité par les autorités 
maliennes en collaboration avec les populations locales.
 Après les allocutions de bienvenue et de remerciement du chef de village de 
Hérémakono et du maire de Finkolo, le sous préfet de Sikasso a salué la réalisation de ce bosquet qui est un vieux rêve des autorités 
frontalières animées par le souci permanent de renforcer l’intégration sous 
régionale. La symbolique est très forte, a estimé Mohamar 
A. Haïdara, car c’est en cette année du 
cinquantenaire de l’accession des deux pays à l’indépendance que ce bosquet a pu voir le jour. Le Burkina et le Mali ayant les 
mêmes défis à relever en terme de lutte contre la désertification, cette initiative de plantation, surtout aux abords de la RN 10, une 
route de la CEDEAO, participe par conséquent des politiques de développement des plus hautes autorités des deux Etats. Mohamar 
A. Haïdara a invité les 
habitants de Hérémakono à prendre soin des arbres, car, a-t-il rappelé, planter est 
une chose et entretenir, une autre.
 Le préfet du département de Kologo a félicité les autorités 
frontalières du Mali pour cette initiative salutaire. Mme Ilboudo a promis de réaliser 
très prochainement un bosquet de l’intégration semblable dans son pays, prolongement de celui du Mali. En marge de la cérémonie de plantation, les deux délégations ont discuté de la gestion des conflits de terre opposant les agriculteurs de 
part et d’autre de la frontière. Selon le sous-préfet de Sikasso, plus d’une 
dizaine de litiges ont été ainsi résolus à l’amiable en ce début d’hivernage et 
les populations frontalières vivent en parfaite harmonie. Des commissions mixtes 
ont été crées dans les communes frontalières pour gérer à l’amiable tous les 
cas d’incompréhension entre les personnes vivant de part et d’autre de la frontière.