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PostHeaderIcon Campagne agricole 2011-2012 : L’OFFICE DU NIGER VISE HAUT

L’O.N. projette de produire pour environ 662 390 tonnes de paddy soit 5,14% de plus que lors de la campagne précédente

Campagne agricole 2011-2012 : L’OFFICE DU NIGER VISE HAUT

La zone de Molodo a abrité la cérémonie de lancement de la campagne agricole 2011-2012 dans l’Office du Niger, sous la présidence de Abou Sow, le ministre délégué auprès du Premier ministre chargé du Développement intégré de la Zone Office du Niger "MD DIZON". Il était accompagné du gouverneur de la région de Ségou, Bouréïma, Séïba, et de l’ambassadeur de la France dans notre pays, Christian Rouyer. La cérémonie a, en outre, regroupé dans la commune rurale de Kala Siguida tous les responsables administratifs, politiques, d’organisations socio-professionnelles, des ONG et structures partenaires des zones de Kè-Macina, Niono, Molodo, N’Débougou, Kouroumari et M’Bèwani. Le maire du Kala Sigida, Sori Kouriba, et le délégué général des producteurs de l’O.N, Abdoulaye Dao, ont rappelé à cette occasion le rôle du géant agricole dans la vie socio-économique de chaque exploitant et de la population des deux cercles. Ils ont souligné leur disponibilité à aider l’État à atteindre la souveraineté alimentaire. Dans son discours bilan, le PDG de l’Office du Niger, Kassoum Dénon, a présenté l’Office comme un espace approprié d’expérimentation et de productions agricoles diversifiées, afin d’assurer la sécurité alimentaire de notre pays, de la sous-région, et même du continent sur le long terme. Sur un potentiel d’environ 2 millions d’hectares près de 100.000 hectares aménagés sont à ce jour cultivées par 65 527 exploitations familiales reparties dans 277 villages constituant une population encadrée de 420 000 habitants. Cette population active d’exploitants a bénéficié des subventions à l’engrais et aux autres facilités de l’Initiative riz. Ici, la subvention de l’État se chiffre à 2 285 886 712 Fcfa. Ce facteur et ceux d’un bon service d’eau (irrigation), de conseils et de suivi ont permis de produire 630 000 tonnes de riz paddy (saison et contre saison), 220 000 tonnes d’échalotes dont 130.000 tonnes en maraîchage. Kassoum Denon précise que la commercialisation a été bien conduite par les Organisations paysannes et que la valorisation et la transformation des productions demeurent un grand défi. Durant la campagne 2010-2011, le taux de recouvrement moyen de la redevance eau a été de 95%. En partenariat avec le HCNL Sida, l’Office a accueilli dans la zone du Kouroumari, un Centre de conseils et dépistage volontaire qui a réalisé 529 dépistages volontaires tant auprès de l’encadrement que des paysans. Tous les tests se sont révélés négatifs. Des opérations de boisement compensatoire ont accompagné les aménagements hydroagricoles. Mieux, la création de bosquets et autres plantations d’alignement témoigne de l’attention que l’ON porte à la préservation de l’environnement. En 2010-2011, 4 570 ha ont été aménagés et seront livrés aux producteurs pour 2011-2012. Le taux de réalisation dans le domaine de la maintenance des infrastructures hydrauliques est de 100% pour le réseau primaire (État), 96% pour le secondaire (Office du Niger) et 55% au niveau du tertiaire (paysan), le tout pour près de 5 milliards Fcfa. L’Office du Niger a expérimenté l’approche HIMO (haute intensité de main d’œuvre) qui a mobilisé 195 GIE avec lesquels 323 conventions d’une valeur de 488 483 000 Fcfa ont été signées et exécutées par 6632 jeunes qui ont nettoyé plus de 15 millions de m2 de canaux contribuant ainsi à l’amélioration du service et de la gestion de l’eau. Des mesures ou actions ont été engagées pour l’amélioration de la gouvernance à travers la relecture du contrat-plan État/ON/exploitants agricoles ; la relecture du manuel de procédure ; l’annulation de 287 000 ha de lettres de principe d’accord sur 700 000 ha attribués.

ENGRAIS ET SEMENCES DISPONIBLES. Malgré les efforts, les résultats et autres acquis, force est de reconnaître qu’il existe encore des contraintes liées à la gestion du foncier et du cadastre ; la persistance des végétaux nuisibles dans certains réseaux ; le non respect du calendrier agricole du fait de l’utilisation de semences inadaptées par des paysans ... Kassoum Denon a certifié que la Zone Office du Niger ne souffre pas de pénurie alimentaire : le riz se vend bien et les produits maraîchers s’écoulent avec une valeur ajoutée certaine. C’est dans ce contexte favorable que l’ON projette de produire pour la campagne 2011-2012 environ 662 390 tonnes de paddy soit 5,14% de plus que la dernière. L’objectif de la production maraîchère est en augmentation de 20 tonnes sur celle de la campagne passée. Les engrais et semences sont disponibles. Les besoins en équipements agricoles seront satisfaits grâce aux instituts financiers et l’Office expérimentera bientôt des prototypes de repiqueuses de moissonneuses-batteuses. La revitalisation du partenariat avec la recherche agronomique pour répondre aux besoins d’intensification et de diversification des cultures, permettra la réalisation des ambitions pour 2012. Kassoum Denon a promis que les bâtiments abandonnés seront réhabilités et le parc auto renouvelé, afin que chacun joue correctement sa partition. L’ambassadeur de France au Mali a salué les résultats et confirmé que sa présence dans la zone attestait de l’engagement de son pays aux côtés du nôtre. Le second objectif de cette visite marque le soutien de la France à la politique gouvernementale de développement du Mali. En troisième lieu, la présence du diplomate français marque son soutien à l’Office du Niger et à la Chambre régionale d’agriculture de Ségou. Christian Rouyer a aussi garanti son soutien aux agriculteurs de l’Office du Niger. L’ambassadeur de France avait déjà effectué une visite de terrain en zone Office du Niger le 1er juin en compagnie du directeur-résident de l’Agence française de développement (AFD) au Mali, Hervé Bougault. Il faut rappeler les six accords de financement dont quatre conventions signés le 16 mars dernier par notre pays et l’Agence française de développement. D’un total de 28,6 milliards de Fcfa, ces financements sont destinés à quatre projets et programmes stratégiques concernant l’agriculture, l’assainissement et le développement urbain, l’appui au secteur privé, la paix et la sécurité. Le Projet d’appui au développement de la zone Office du Niger (PADON 2) était concerné par ces financements (Voir l’Essor du 17 mars 2011). Le ministre Abou Sow a salué la disponibilité du diplomate français avant de rappeler la philosophie de l’ON et souligner avec force que la terre au Mali appartient à l’État et que dans le cas particulier de l’ON, la loi a décidé que l’État délègue à l’Office la gestion des terres. La campagne avait été marquée par l’engagement de 177 exploitants à produire 8 tonnes/hectare. Ainsi le premier lauréat de ce concours, Brahima Cissouma de la Zone de Niono avec un rendement de 9,460 t/h, a reçu un motoculteur équipé coûtant 2 990 000 Fcfa ; le 2è, Souleymane Coulibaly de la zone de Macina avec 9,320 t/h, reçoit une décortiqueuse de 1.600.000 Fcfa et le 3è, Moussa Sanogo de Ké-Macina, avec 9,300 t/ha a réceptionné pour 830 000 Fcfa d’équipement (un attelage complet, 2 bœufs de labour, 1 charrue, 1 herse, des semences et de l’engrais pour 3 ha). De la 4è à la 8è place, les gagnants ont reçu chacun pour 270 000 Fcfa d’engrais et de semence pour 3 hectares. Chaque participant a aussi reçu un diplôme d’honneur. Pour clôturer la cérémonie, la délégation a participé symboliquement aux côtés des jeunes du GIE, à une opération de nettoyage d’un réseau ou canal d’irrigation. Elle a aussi assisté à une séance de repiquage manuel de riz par une association de femmes.