La commune rurale de Konodimini dans le cercle de Ségou a tenu sa session annuelle de planification 2011-2012 des plans d’amélioration de ses écoles (PAE) la semaine dernière à la mairie.
Deuxième du genre depuis l’adoption d’un plan quinquennal en 2009 du PAE, cette session a regroupé les responsables et membres de la Commission éducation du conseil communal, de l’Association des parents d’élèves « APE », des comités de gestion scolaire, des Associations des mères d’élève « AME », directeurs d’école, chefs des village, du Centre d’animation pédagogique de Ségou, de la Cellule d’appui « CADDE » et du Projet d’appui « PRADDE » à la décentralisation et la déconcentration de l’éducation financé par l’USAID et exécuté par l’ONG Fondation pour le développement du Sahel « FDS ». Cet exercice démocratique vise à instaurer et pérenniser le dialogue inter-acteurs pour la promotion de l’école depuis la base. La session a ainsi dressé le bilan de la première session et du programme d’action de l’année académique en cours. Les treize écoles, dont une medersa, reparties dans 25 localités totalisent un effectif de 1834 élèves dont 849 filles. Les besoins exprimés par ces établissements du premier cycle pour l’année scolaire 2011-2012 sont : l’édification de quatre nouvelles salles de classe, la réhabilitation de cinq salles, la construction de quatre blocs de latrines, la réalisation de trois points d’eau potable, l’achat de mobilier scolaire, le recrutement d’au moins trois enseignants. A ces besoins prioritaires s’ajoute le nécessaire allègement des travaux domestiques des élèves surtout durant les périodes de récolte et de maraîchage. Accaparés durant cette période, les élèves ratent les cours de remédiation recommandés par la session précédente. Les écoles doivent aussi posséder une boite à pharmacie. A l’école de Soroba, par exemple, deux serpents venimeux ont été tués dans une classe. L’achat de manuels didactiques, la formation continue des enseignants, le suivi concerté des élèves tant à l’école qu’en famille, le suivi pédagogique des écoles, l’accès de tous à l’école, l’équité dans le recrutement des élèves et l’amélioration de la qualité de l’enseignement figurent au nombre des besoins plus généraux. Le diagnostic de la Fondation pour le développement du Sahel en partenariat avec le CAP révèle que 11 des 25 localités possèdent un 1er cycle complet et que 4 d’entre elles dépassent le taux de scolarisation de 100%. Le niveau de bonne lecture n’est cependant que de 27,99% et de 3,47% pour le calcul. Ces chiffres ont incité la Commission à adopter une vision stratégique pour améliorer l’éducation dans la commune en dotant progressivement chaque localité d’un 1er cycle complet, en scolarisant effectivement tous les enfants en âge jusqu’en 6è année, veiller que les élèves apprennent à lire et calculer dès la 1ère année, créer et fonctionnaliser les conditions d’accueil et de maintien des élèves de la commune admis au second cycle et maintenir la ratio genre. Les actions prioritaires retenues par localité, compte tenu des ressources financières disponibles basées sur les compétences transférées de l’Etat aux collectivités territoriales, les partenaires et la participation communautaire, vont mobiliser environ 70 millions de Fcfa. Ce fonds va servir à la construction de 4 classes, 4 blocs de latrines, 3 forages, à la réhabilitation de 5 classes, au recrutement de 3 enseignants, à l’achat du mobilier scolaire. Les communautés APE, CGS, AME, populations des 13 villages se sont engagés à acheter des livres, la boîte à pharmacie, à boiser l’espace scolaire, à entourer l’école d’une clôture en haie vive, le tout dans le dernier trimestre de 2011. L’assemblée se réunira en janvier 2012 pour installer un mécanisme dynamique de suivi de ces différents engagements.