samedi 20 janvier 2018

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Régions de Mopti et Ségou : QUELLES SOLUTIONS A LA CRISE SECURITAIRE ?

La salle de conférence du gouvernorat de la région de Mopti a abrité les 2 et 3 mai derniers, une rencontre sur la situation sécuritaire et comment restaurer le vivre ensemble des communautés. Cette rencontre qui concernait les régions du centre du Mali, à savoir Mopti et Ségou, était coprésidée par le ministre de la Solidarité et de l’Action humanitaire, Ahmadou Konaté et son collègue de la Réconciliation nationale, Mohamed El Moctar. En présence du gouverneur de la région de Mopti, colonel Sidiki Samaké et ses proches collaborateurs.

Organisée à l’initiative du Centre pour le dialogue humanitaire, la rencontre avait pour thème : Médiation pour la paix et la réconciliation intercommunautaire ». Elle a mobilisé plus de 300 participants. Le représentant du Centre pour le dialogue humanitaire, Abdel Kader Sidibé, a pris part aussi à la rencontre qui a enregistré également la présence du président du conseil régional de Mopti, des députés à l’Assemblée nationale, des responsables politiques, administratifs et militaires de la région de Mopti. Ont aussi pris part au forum les élus des collectivités territoriales, les représentants des légitimités traditionnelles des régions de Mopti et de Ségou, le représentant du Haut conseil islamique, les représentants des confessions religieuses de la région de Mopti, la représentante de la MINUSMA à Mopti, Mme Fatou Thiam et des représentants d’associations et d’organisations de la société civile.

Les travaux ont débuté par les bénédictions dites par l’imam de la mosquée de Fatoma, Moctar Barry. Ensuite, le représentant du maire de la commune urbaine de Mopti, Idrissa Cissé s’est réjoui de la tenue de cette rencontre dans sa ville avant de saluer la pertinence du thème.

Quant au représentant du Centre pour le dialogue humanitaire, il a rappelé le contexte de la crise politico-sécuritaire et mis en exergue les principales actions conduites par son organisation pour accompagner les initiatives de l’Etat et des communautés dans leur quête permanente de paix. Le Centre pour le dialogue humanitaire intervient depuis 2012 dans la résolution de la crise avec l’appui financier de l’ambassade royale du Danemark au Mali. Parlant des objectifs de la rencontre, il a cité l’identification des causes de la crise sécuritaire dans les régions du centre, ainsi que les termes du dialogue à mettre sur pied pour parvenir à des solutions pacifiques à cette crise. Il a évoqué aussi la nécessité d’identifier les acteurs clés autour desquels on peut construire la paix et proposer des pistes de solutions à court, moyen et long termes (mécanismes de dialogue et de règlement de conflits).

Le gouverneur de la région de Mopti, le colonel Sidiki Samaké, a indiqué que la présence des ministres à cette rencontre, traduit tout l’intérêt qu’accordent les plus hautes autorités de la République à la résolution de la crise sécuritaire dans les régions du centre du pays. Le chef de l’exécutif régional a ensuite déploré la persistance de l’insécurité et la généralisation des conflits intercommunautaires.

En procédant à l’ouverture des travaux, le ministre de la Solidarité et de l’Action humanitaire a remercié les organisateurs de la rencontre pour l’initiative et magnifié la remarquable implication des cadres de la région de Mopti dans la recherche de solutions à la crise sécuritaire. Le ministre Konaté a rassuré les participants de la disponibilité totale et entière du gouvernement à assumer sa part de mission dans la réconciliation.

Deux jours durant, sous la houlette du Pr Aly Nouhoun Diallo, ancien président de l’Assemblée nationale du Mali et de la CEDEAO, les participants ont identifié comme causes de la crise sécuritaire dans les régions du centre du Mali, la mauvaise gouvernance (la non exécution des décisions de justice, l’incivisme, les tracasseries inadmissibles, la monétisation des actes judiciaires, le délit faciès) ; la sous scolarisation et l’analphabétisme ; l’inadaptation et la non application des textes relatifs à la gestion du foncier (code foncier, charte pastorale) ; l’intégrisme religieux ; la non prise en charge des préoccupations du personnel des écoles coraniques et la pauvreté ambiante (le chômage des jeunes, le manque de ressources et de revenus).

A l’issue des travaux, la rencontre a formulé des recommandations et invité à la constitution d’un comité conjoint de suivi de leur mise en œuvre.

Dramane Coulibaly

AMAP – MOPTI

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