dimanche 19 février 2017

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Région de Sikasso : LE CHECK-UP DES STRUCTURES DE SANTÉ

Les établissements sanitaires de la 3è Région souffrent des maux comme le manque de personnel qualifié, d’infrastructures et d’équipements de qualité

Le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Dr Togo Marie Madeleine Togo, s’est rendue en visite du 9 au 12 février dans les régions de Sikasso et de Koulikoro. Cette visite avait pour but non seulement de s’enquérir des conditions de travail dans les différentes structures sanitaires mais aussi de recenser les problèmes et les difficultés.
Au cours de sa tournée, le ministre Togo a eu à visiter le Centre de santé de référence (CSREF) de Sikasso, la direction régionale de Sikasso, l’hôpital de Sikasso, les CSREF de Niena et de Bougouni. La visite s’est achevée dans la région de Koulikoro plus précisément au Centre de santé de référence de Ouélessébougou. Partout où elle est passée, le ministre Togo a procédé d’abord par la visite des infrastructures et des équipements avant d’échanger avec le personnel.
Il ressort de cette visite de terrain que dans la région de Sikasso, les défis majeurs à relever, ce sont surtout les décès maternels et infantiles, la malnutrition et les morsures de chien. Pratiquement dans tous les centres de santé, les problèmes sont les mêmes : manque de personnel qualifié, d’infrastructures et d’équipements de qualité.
Le CSref de Sikasso qui est logé dans l’ancien bâtiment de l’hôpital a réellement besoin d’une réhabilitation et d’une réorganisation. Le nouveau siège de la direction régionale de la santé de Sikasso, construit à hauteur de 800 millions de Fcfa, présente des insuffisances sur le plan architectural.
Cette direction a en charge d’élaborer des stratégies de lutte contre la maladie. Le directeur régional, Dr Ousmane Dembélé, a précisé que sa région compte 10 districts sanitaires. Il a insisté surtout sur l’acuité du problème de la malnutrition. Selon lui, la malnutrition aigüe est plus ou moins prise en charge. Mais un enfant sur 3 présente des cas de malnutrition chronique.
Le Dr Ousmane Dembélé dira que cela est dû non seulement à un problème de comportement mais aussi à la non diversification des aliments. Pour y faire face, la direction régionale de la santé a mis en place et formé des groupes de soutien aux activités de nutrition. Ces groupes ont pour rôle de sensibiliser les femmes afin de les amener à donner des aliments de qualité aux enfants.
Le directeur régional a souligné aussi le taux élevé des décès maternels et infantiles. Cette situation s’explique par le fait que les femmes enceintes sont très souvent prises en charge par des matrones dans des villages. Du coup, elles ne fréquentent pas les CSCOM encore moins les CSRef pour bénéficier des compétences des sages-femmes et des médecins.
Le problème des morsures de chiens errants est aussi une préoccupation soulevée par le directeur régional de la santé de Sikasso. La solution pourrait être une campagne de vaccination des chiens et d’abattage des bêtes qui errent sans attache (voir article ci-contre).
Après la direction régionale de la santé, le ministre Togo s’est rendue à l’hôpital de Sikasso où elle a visité le nouveau centre d’hémodialyse. Ce nouveau centre qui ouvrira bientôt ses portes pour le bien-être des malades de la région, a une capacité d’accueil de 12 lits dont deux VIP. Ce centre d’hémodialyse est une première dans les régions. L’ensemble du territoire pourra bénéficier de ce genre de technologie dans un avenir pas très lointain.
Le CSref de Niena est le dernier né des centres de santé de la région de Sikasso. Il n’a jusqu’ici enregistré qu’un seul cas de décès maternel. Mais il est confronté au problème de fonctionnement de la morgue, au manque de magasin et d’oxygène. Quant au CSref de Bougouni, il connait un problème de vétusté du bloc opératoire et du fauteuil dentaire.
La dernière étape de la visite, c’était dans la région de Koulikoro. Le ministre a visité le nouveau du centre de santé de référence de Ouélessébougou. Elle a constaté de nombreuses insuffisances au niveau des infrastructures. En plus, le centre manque de personnel en quantité et en qualité et aussi d’équipement.
« Notre vision, c’est une pyramide sanitaire régionale c’est-à-dire transformer les centres en hôpital de district », a expliqué le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Dr Togo Marie Madeleine Togo. Concernant le manque de personnel qualifié surtout pour certaines spécialités, le ministre Togo a annoncé que le département prendra en charge des candidats qui veulent se spécialiser. Elle a aussi souligné qu’il y a déjà eu des recrutements et qu’un autre recrutement est en cours. Pour résorber le déficit des ressources humaines, Dr Togo Marie Madeleine Togo estime qu’il faut aussi innover. C’est-à-dire aller à des actions intégrées.
La santé fait des progrès mais l’idéal, c’est de conserver ces progrès. Elle a exhorté les centres de santé à améliorer leurs indicateurs.
Le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique a invité aussi à plus de vigilance et à plus d’attention par rapport aux textes législatifs afin d’éviter des poursuites judiciaires. Partout, elle a prôné non seulement le respect des droits des usagers mais aussi la sécurité.

F. NAPHO

Morsures de chien : UNE PRÉOCCUPATION MAJEURE A SIKASSO

Les Morsures de chien sont très fréquentes dans la région de Sikasso. Les chiens sont nombreux car ils jouent un rôle essentiel. Les chiens aident les cultivateurs à protéger les récoltes contre les animaux. C’est pourquoi dans les contrées du Kénédougou, la population de chiens est très nombreuse. Mais tous les clébards n’ont pas de propriétaires. Certains sont des chiens errants. D’autres attrapent la rage et la transmettent en mordant les humains et les bêtes qu’ils croisent.
En 2016, la région a enregistré plus de mille cas de morsures. Le district sanitaire de Bougouni a enregistré 98 cas de morsures dont 9 cas de chiens atteints de rage. Mais pas de cas de rage humaine.  Ousmane Maïga, technicien supérieur de santé à Bougouni, est chargé de la gestion des cas de morsures de chien. Selon ce technicien, le district sanitaire a administré l’année dernière 256 doses de vaccins antirabiques. Ces doses qui proviennent de la direction régionale de la santé, sont insuffisantes.
Pour gérer les différents cas de morsures de chien, Ousmane Maïga a une façon de procéder. Notre technicien partage les doses entre les personnes qu’il reçoit.
Chacune bénéficie alors d’une dose qui pourra la sécuriser pendant un moment. Si le stock de doses est épuisé, le patient lui-même se prendra en charge. Le nombre de doses qui doit être normalement administré est de 5 ou 6.
C’est ce qui permet d’immuniser la personne pendant 3 à 4 ans. Pour réduire le nombre de cas de rage et éviter des décès dus à cette maladie, le district mène des campagnes de vaccination et de sensibilisation. Ousmane Maiga travaille en étroite collaboration avec les vétérinaires qui ont en charge de vacciner les chiens et d’abattre les chiens errants. Mais pour l’abattage des chiens errants, les vétérinaires ont besoin d’autorisation.
Sur les cas de morsures de chien, le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique Dr Togo Marie Madeleine propose d’ordonner à tous les propriétaires de chiens de vacciner leurs bêtes. Car un seul cas de rage confirmé est mortel. Le ministre Togo a donc appelé à plus de sensibilisation de la population sur ce phénomène. Pour qu’il n’y ait plus de rupture de stock de doses de vaccin, elle a invité les techniciens à faire des demandes le plutôt possible.
La rage est une maladie virale grave touchant les mammifères dont les hommes. Elle est le plus souvent transmise par le chien. Elle peut être prévenue efficacement par la vaccination. C’est une maladie mortelle.
F. N.

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