lundi 23 octobre 2017

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Projet de reconstruction et de relance économique : DES REALISATIONS CONCRETES ET DE PROXIMITE

Ce projet a pour objectifs d’accroître l’accessibilité des populations aux services sociaux de base, d’améliorer la gouvernance locale et impulser le développement de l’économie locale 

Après six mois (du 1er janvier au 30 juin 2017) d’exécution du Plan de travail et du budget annuels, les parties prenantes au Projet de reconstruction et de relance économique (PRRE) ont procédé, hier au Centre de formation pour le développement (CFD), à une évaluation sans complaisance des résultats enregistrés. Le but est d’orienter au mieux leurs actions vers la réalisation des objectifs majeurs de développement que le projet s’est fixé d’atteindre cette année. Réuni en sa sixième ordinaire, le Comité d’orientation et de pilotage (COP) dudit projet a, à cet effet, examiné un nombre élevé de dossiers soumis à son appréciation. C’était sous la présidence du secrétaire général du ministère de l’Economie et des Finances, Mme Sidibé Zamilatou Cissé, présidente du COP.

En effet, l’ordre du jour de cette session, qui s’est tenu à moins de dix-huit mois de la clôture officielle du projet, a porté sur l’état d’exécution des recommandations de la cinquième session ordinaire et de la première session extraordinaire. Les administrateurs ont aussi planché sur les réalisations du 1er semestre 2017 par rapport aux résultats attendus.

Un rappel historique s’avère nécessaire pour bien comprendre ce projet. Le gouvernement du Mali a reçu un don 100 millions de dollars US (environ 5 milliards de Fcfa) de l’Association internationale de développement (AID) pour financer le coût de réalisation de ce projet qui est placé sous la tutelle du ministère de l’Economie et des Finances. Il intervient dans 149 communes des Régions de Mopti, Gao, Kidal, Tombouctou, Ségou, Koulikoro et le District de Bamako. Il vise la réhabilitation des infrastructures de base et le rétablissement des activités productives des communautés touchées par la crise institutionnelle et sécuritaire de 2012.

Pour y arriver, le projet s’est donné des missions à travers 5 composantes : réhabilitation des infrastructures publiques locales, appui aux investissements productifs, engagement communautaire et gouvernance locale, intervention d’urgence éventuelle, gestion et suivi évaluation. Pour le premier semestre de 2017, un montant de 2,358 milliards de Fcfa dont 75 millions de l’Etat du Mali et 2,283 milliards de l’AID, a été mobilisé pour exécuter les dépenses des 5 composantes du projet.

La première composante consiste, par exemple, à financer la réhabilitation et les équipements nécessaires au fonctionnement des écoles, des centres de santé, des systèmes d’adduction d’eau et d’assainissement, des installations de transport et autres infrastructures publiques locales. De l’analyse des activités de cette composante (consignées dans le rapport d’activités du 1er semestre), il ressort qu’aucun résultat n’a été atteint en terme de travaux et de fournitures sur les activités prévues dans le Plan de travail et du budget annuels 2017.

La composante appui aux investissements productifs a fait mieux. 391 microprojets (simples) ont démarré. 70 projets (dotations en motoculteurs, mototaxis, moulins, batteuses, décortiqueuses) ont été achevés et réceptionnés dans 8 communes du Cercle de Niono. Le coût de leur réalisation est estimé à près de 365 millions de Fcfa, précise le document de 54 pages. Les 321 projets restants sont en cours d’exécution.

Aussi, sur une prévision de 206 contrats 72 ont été signés, soit un taux de réalisation 35 %. Le montant global de ces contrats est de 7,703 milliards de Fcfa TTC. Ces marchés sont relatifs à 26 contrats de services de consultants pour un montant de 2,319 milliards de Fcfa. Trente trois contrats de travaux ont été signés pour un montant de 4,932 milliards de Fcfa et 13 contrats de fournitures ont été passés pour un montant de 451,277 millions de Fcfa.

Quant à l’état d’exécution des recommandations de la cinquième session ordinaire, tenue le 24 novembre 2016, il est jugé un peu satisfaisant. L’une d’elles consistait à évaluer la convention avec l’AGEROUTE au 31 décembre 2016, avant de décider de la conduite à tenir. Ce contrat a été évalué. Il a été décidé, à la suite de cette évaluation, de ne pas proroger ledit pacte au-delà du 31 décembre 2016. Un premier rapport de clôture, jugé non satisfaisant, a été fourni en mars 2017 par l’AGEROUTE.

Intervenant à l’ouverture des travaux, Mme Sidibé a rappelé que ce projet est l’un des instruments les plus importants de la politique de développement des zones nord du pays qui ont été affectées par la crise. « Les réalisations effectuées par ce projet et celles prévues en 2017 et 2018 visent à contribuer entre autres, à accroître l’accessibilité des populations du nord du Mali aux services sociaux de base, à améliorer la gouvernance locale et impulser le développement de l’économie locale », a indiqué le secrétaire général du ministère de l’Economie et des Finances.

Cheick M. TRAORE

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