mardi 21 novembre 2017

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Projet de politique nationale domaniale et foncière : LE RÉSEAU SEFA-MALI APPORTE SA CONTRIBUTION

Le Réseau de plaidoyer pour la sécurisation foncière agricole (RP-SéFA-Mali) a organisé hier avec la collaboration de son partenaire Helvetas Swiss, un atelier d’analyse et de validation du mémorandum de la société civile et des communautés à la base sur le projet de document de la politique nationale domaniale et foncière au Mali.
L’atelier qui se tient au Centre de formation des collectivités territoriales (CFCT) a été présidé par le président du réseau SéFA-Mali, Mamadou Fofana en présence du secrétaire permanent Boukary Guindo, et des participants venus de Kayes, Koulikoro, Sikasso Ségou et Mopti.
La situation foncière du pays est aujourd’hui préoccupante. La sécurité et la cohésion sociale sont menacées par les conflits autour de la terre. Le besoin urgent de résoudre cette question foncière est porté par l’ensemble des populations toutes catégories confondues.
En inscrivant la question dans son programme de travail, le gouvernement entend se doter désormais d’une politique nationale domaniale et foncière (PNDF) en vue d’engager une réforme domaniale et foncière en profondeur. C’est dans cette optique que les organisations paysannes agricoles, les organisations de la société civile sous l’égide du réseau de plaidoyer pour la sécurisation foncière agricole (RP-SéFA-Mali) avec l’appui financier de Helvetas Swiss Intercoopération ont engagé des concertations dans les Régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou et Mopti en vue d’élaborer un projet de réforme domaniale et foncière.
Cet atelier s’inscrit dans le but de mieux partager les conclusions de ces concertations afin d’adopter une version finale du mémorandum des communautés à la base sur le projet de document de politique domaniale et foncière.
Selon le président du réseau SéFA-Mali, Mamadou Fofana, le projet de document de PNDF est un outil précieux pour le gouvernement pour prendre en compte tous les aspects fonciers et contribuera à sortir le foncier du désordre actuel, de l’informel, du bricolage et de la corruption pour aller vers l’instauration de la légalité.
Le secrétaire permanent du réseau, Boukary Guindo, a indiqué qu’on peut retenir dans ce mémorandum, les aspects de sécurisation des droits fonciers coutumiers, les aspects de prévention des acquis engrangés dans les documents antérieurs relatifs à la sécurisation foncière notamment la politique foncière agricole et la nouvelle loi sur le foncier agricole.
Dans lesquelles, il y a des avancées notoires en matière de sécurisation des exploitations agricoles familiales. Boukary Guindo a aussi expliqué que le document prend également en compte la prévention et la résolution des conflits liés au foncier sur la base des connaissances locales des us et coutumes afin que les détenteurs des terres coutumières soient au centre de la sécurisation du foncier.
Au cours de cet atelier, la synthèse des recommandations formulées par les communautés ainsi que le projet de mémorandum sur le projet de document de politique domaniale et foncière issue des concertations régionales seront présentées aux participants.
Ces présentations seront suivies d’échanges et de discussions des participants en plénière. Ces échanges mèneront à la finalisation et à la validation du projet de document de politique nationale domaniale et foncière qui sera soumis au ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et des Affaires foncières.

Anne-Marie KÉITA

 

Éducation de qualité pour les enfants : L’UNICEF ET LA NORVÈGE SE DONNENT LA MAIN

Pour une éducation de qualité, l’ambassade de la Norvège et l’UNICEF ont signé dimanche dernier un accord de don. A travers cette signature, la Norvège met à la disposition de l’UNICEF un fonds d’un montant de 4 millions d’euros (soit 2,6 milliards Fcfa environ) pour l’éducation de qualité des enfants au Mali.
La cérémonie de signature s’est déroulée à l’ambassade de Norvège entre l’ambassadeur de la Norvège, Ole Andreas Lindeman et la représentante de l’UNICEF, Lucia Elmi, en présence des enfants ambassadeurs de la rentrée scolaire 2017 -2018 de l’UNICEF.
Ce don permettra de scolariser et de donner une éducation de qualité à 120 000 enfants du Mali sur une période de trois ans. Les enfants concernés sont ceux des Régions du Nord notamment Kidal, Gao, Tombouctou, Mopti, et ceux du Sud à savoir, Sikasso, Ségou et le District de Bamako.
Pour l’ambassadeur de la Norvège, Ole Andreas Lindeman, à travers la signature de cet accord de don en faveur des enfants, le peuple norvégien pense aux enfants du Mali, à leur scolarisation et à leur éducation.
« Il est important pour les enfants d’avoir une éducation de qualité pour un avenir meilleur, d’où la nécessité de la signature de cet accord de don », a déclaré l’ambassadeur.
Pour la représentante de l’UNICEF, ce fonds s’attèlera à assurer une formation de qualité aux enfants et à aider ceux qui n’ont pas eu la chance d’aller à l’école de se rattraper, car dit-elle l’éducation est la seule option pour assurer un avenir meilleur aux enfants.
Le fonds sera géré par l’UNICEF qui est un organisme d’aide à l’enfance. Il sera utilisé pour sensibiliser les enfants, les parents et les communautés et pour payer la scolarité et les fournitures scolaires de certains enfants défavorisés.
S’agissant de la sensibilisation, la représentante de l’UNICEF, Lucia Elmi a indiqué que son organisme a initié des enfants ambassadeurs qui font le porte à porte pour sensibiliser les enfants et les parents sur la nécessitée de la scolarisation des enfants.

 

Anne-Marie Kéita

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