mardi 21 novembre 2017

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Présidentielle au Liberia : George Weah et Joseph Boakai au 2nd tour

George Weah, candidat à la présidentielle au Liberia, à Monrovia, le mardi 10 2017.

Cinq jours après le scrutin pour désigner le successeur d’Ellen Johnson Sirleaf, première femme élue chef d’Etat en Afrique, selon les résultats portant sur plus de 95% des bureaux de vote, George Weah arrive en tête, avec quelque 572.000 voix, soit 39% des suffrages, nettement devant Joseph Boakai, à 427.000, soit 29,1%.

« Il n’y a plus de doute à présent » sur la nécessité d’un second tour, a déclaré le porte-parole de la Commission électorale nationale (NEC), Henry Flomo, lors de l’annonce de ces résultats partiels. Quelque 1,55 million de suffrages ont déjà été dépouillés, pour un taux de participation moyen de 74,5%, a précisé le président de la NEC, Jerome Korkoya, lors d’une conférence de presse.

Les 18 autres candidats sont largement distancés. L’avocat et vétéran de la politique Charles Brumskine arrive en troisième position, avec 9,8% des suffrages, devant Alexander Cummings, ancien dirigeant de Coca-Cola pour l’Afrique, à 7,1%, suivi par le sénateur Prince Johnson, chef de milice pendant la guerre civile (1989-2003, quelque 250.000 morts), à 7%.

« Mister George » en tête du scrutin

Sur les 15 provinces du pays, George Weah faisait la course en tête dans 12, y compris celle de la capitale, Monrovia, dont il est sénateur depuis 2014 et qui concentre près de 40% des quelque 2,1 millions d’électeurs. Le vice-président paraît devoir s’imposer dans deux provinces, dont sa région natale de Lofa (nord), la quatrième en nombre d’électeurs, et M. Brumskine à Grand Bassa (centre).

A 51 ans, l’ancien attaquant vedette du PSG et du Milan AC reste le Libérien le plus connu à l’étranger, 15 ans après avoir raccroché les crampons. Seul Africain à remporter le Ballon d’or (1995), Weah était largement absent du pays pendant la guerre civile. Battu à la présidentielle de 2005 par Ellen Johnson Sirleaf, « Mister George » assure avoir « gagné en expérience » après avoir fondé son propre parti en 2004 et été élu sénateur en 2014 face à un fils de Mme Sirleaf.

Il a choisi comme colistière Jewel Howard-Taylor, l’ex-épouse de l’ancien chef de guerre et président Charles Taylor (1997-2003), une sénatrice respectée et l’une des rares femmes d’influence du pays. Ses critiques jugent son programme trop vague et pointent son absentéisme au Sénat, mais il reste une idole pour la jeunesse et une incarnation positive du Liberia.

AFP

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