Le président de la Commission électorale nationale indépendante, Mamadou Diamoutani, a rencontré les médias vendredi à la Maison de la presse pour leur expliquer les actions entreprises par sa structure depuis son installation. C’était en présence des membres de la commission chargée de la supervision et du suivi du processus électoral
Dans son plan d’actions, la CENI prévoit des échanges avec la presse au début et à la fin de chacune des phases du processus électoral. La première étape du processus électoral s’est achevée avec la fin, le 31 décembre dernier, de la révision des listes électorales. Mamadou Diamoutani a ainsi confirmé que la première activité de sa structure a consisté à superviser les travaux des commissions administratives. La CENI qui est chargée également de la gestion des observateurs a pris contact avec les autres acteurs du processus électoral, les organisations de la société civile et les partenaires techniques et financiers. Elle a mis en place 795 démembrements et n’a enregistré qu’une dizaine de plaintes dont 2 seulement ont fait l’objet de saisine devant le tribunal administratif. Les journalistes se sont justement intéressés à ces plaintes. Des questions ont aussi porté sur le nombre d’observateurs mobilisés, la campagne prématurée, ainsi que l’impression des cartes d’électeur et le budget de la CENI. Les plaintes émanaient de Kéniéba et Bamako et ont été tranchées, a indiqué Mamadou Diamoutani. La CENI, consciente de ses responsabilités, est déterminée à faire respecter la loi électorale. « Nous ferons en sorte que la victoire du vainqueur soit préservée », a promis Mamadou Diamoutani qui estime que la commission dispose de ressources humaines suffisantes pour la tâche qui lui a été confiée. Dans le même ordre d’idée, il a indiqué que la CENI n’avait pas encore déterminé le nombre d’observateurs nécessaires. Le budget de la CENI est estimé à plus de 6 milliards de Fcfa, a-t-il indiqué en précisant toutefois que la commission ne supervisait pas les fonds alloués aux autres acteurs du processus électoral. La commission n’a pas non plus le pouvoir de sanctionner les contrevenants à la loi électorale. Elle se borne à le désigner à la hiérarchie administrative ou au juge qui a le pouvoir de sanction. La CENI a cependant émis des avis sur certaines dispositions de la loi électorale. En fin, c’est la Délégation générale aux élections (DGE) qui s’occupe du fichier, de l’impression et de la personnalisation des cartes d’électeur, a explicité Mamadou Diamoutani.