POLITIQUE

PostHeaderIcon Presse et élection : BONS REFLEXES ET TON JUSTE

Notre pays est à la veille d’échéances électorales cruciales. Le rôle des médias est majeur dans ces consultations.

Presse et élection : BONS REFLEXES ET TON JUSTE

Afin qu’ils puissent pleinement jouer ce rôle, une formation aux bonnes pratiques journalistiques est nécessaire. C’est pour répondre à ce besoin que le Comité national de l’égal accès aux médias d’Etat (CNEAME), en collaboration avec l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) organise un séminaire qui s’est ouvert hier. La session de trois jours est destinée aux journalistes de la presse publique et privée. Elle se tient à l’hôtel de l’Amitié. La cérémonie d’ouverture était présidée par le Premier ministre, Mme Cissé Mariam Kaïdama Sidibé, qui avait à ses côtés le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Sidiki N’Fa Konaté, celui des Relations avec les institutions, Abdoulaye Sall. Plusieurs autres membres du gouvernement étaient présents. Le président du CNEAME, Abdoulaye Sidibé, et le représentant de l’OIF, Moussa Camara, étaient au présidium. Durant la session, les journalistes participants seront entretenus sur des sujets comme les règles applicables aux journalistes en temps normal et en période électorale, les spécificités relatives à la couverture journalistique d’un processus électoral, les conseils pratiques pour une couverture équitable et impartiale d’une campagne électorale. Ces différents thèmes seront développés par des spécialistes des questions électorales au plan national et international. Le président du CNEAME a salué la présence du chef du gouvernement à l’ouverture de ce séminaire comme une manifestation du grand intérêt que les autorités portent au renforcement de la démocratie, aux moyens du développement et de l’épanouissement des média qu’ils soient publics ou privés. Abdoulaye Sidibé a expliqué que « le Comité, se fondant sur les missions dont elle est investie, a estimé que la communication en général malgré la variété de ses tons, de ses couleurs et des canaux qu’elle emprunte, doit s’imprégner d’un certain nombre de principes susceptibles d’animer le corps social sans compromettre sa stabilité et son dynamisme surtout quand on sait que dans certaines circonstances un coup de langue ou un coup de plume peut faire saigner plus qu’un coup de poignard ». Le président du CNEAME a précisé que l’idée d’organiser un séminaire visant l’amélioration de la qualité de prestation des journalistes particulièrement en période électorale fût soutenue dès le départ par le président de la République. Le projet revêtu de ce soutien fut présenté aux services compétents de l’OIF et bénéficia aussitôt d’une attention particulière et donna lieu à un partenariat dont la présente session est un des fruits. « La qualité et l’expérience des participants m’inclinent à croire que les débats seront vivants et riches et qu’ils refléteront l’intérêt et quelques fois la passion que génère la perspective des campagnes électorales. Porté aux nus par les uns, voué aux gémonies par les autres, le journaliste doit s’efforcer dans tous les cas d’être non l’homme d’un instant, mais l’homme de tous les instants, capable de concilier les valeurs dans lesquelles il baigne et son idéal propre de démocratie, de justice, d’équilibre et de progrès », a invité Abdoulaye Sidibé. Le représentant de l’OIF a confirmé l’attachement de l’organisation à l’organisation d’élections libres, crédibles et transparentes. Il a annoncé que ces assises seront suivies d’autres impliquant aussi les partis politiques. En ouvrant les travaux, le Premier ministre a souligné la pertinence de ce séminaire en cette période. Mme Cissé Mariam Kaïdama Sidibé a remercié l’OIF et les conférenciers et experts pour leur disponibilité et leur assistance matérielle et intellectuelle qui permettent à l’initiative de prendre corps et de se matérialiser. S’adressant aux participants, le chef du gouvernement les a félicités pour avoir accepté de se soumettre à un exercice dont l’objectif est de tendre à l’amélioration constante de l’exercice du métier de communicateur, celui de l’informateur capable d’apaiser le climat social. « Le journaliste contribue à la promotion de la démocratie, de l’Etat de droit. Et dans le contexte d’une société marquée par la tradition orale, où la parole conserve un pouvoir magique, où le taux d’analphabétisme reste encore important, le journaliste apparaît comme un maître dont l’enseignement est plus important que lui-même », a observé Mme Cissé Mariam Kaïdama Sidibé pour qui « la difficulté du métier de journaliste, sa complexité, mais aussi sa beauté résident dans la capacité de ceux et celles qui l’exercent d’être à la fois présents et absents, mais en demeurant attachés à la vérité, au droit, à la justice, fondement de la paix ».