Le président du parti Dioncounda Traoré l’a confirmé samedi au cours d’une conférence de presse en insistant que ce champion sera issu des rangs des Abeilles
L’Alliance pour la démocratie au Mali-parti africain pour la justice et la solidarité (ADEMA-PASJ) aura un candidat issu de ses rangs à la présidentielle de 2012. Ce candidat sera connu le 26 mars prochain et investi le 25 mai, jour du 20è anniversaire du parti. Cette assurance, le président de l’ADEMA, Dioncounda Traoré, l’a donnée samedi, à la faveur d’une conférence de presse sur la vie du parti convoquée à la Maison de la presse. Une conférence qui avait les allures d’un meeting avec la présence de plusieurs responsables du parti et de nombreux militants. Le président de l’Assemblée nationale a aussi indiqué que le Premier ministre Modibo Sidibé n’est pas un militant de l’ADEMA et que par conséquent, il est exclu qu’il puisse porter les couleurs du parti lors de la présidentielle à venir. Comme il l’avait fait au sortir du dernier congrès du parti, Dioncounda Traoré a assuré que les Abeilles auront bel et bien un candidat et que ce sera un candidat sorti de leurs rangs. Cela dit, il a refusé d’anticiper et de dire s’il sera ce candidat. En tant que premier responsable de l’ADEMA, il tenait à se montrer respectueux des textes. Il a rappelé que le parti dispose d’un mécanisme pour choisir son champion. Le parti qui a tiré une leçon des primaires de 2002, a décidé de confier cette tâche à une commission d’investiture. Cependant Dioncounda Traoré n’a pas fermé la porte à sa propre candidature. En réponse à une question d’un confrère, il a admis qu’il pouvait être un bon candidat, sans plus. A suivre le président de l’ADEMA, ce parti regorge de suffisamment de cadres pour éviter d’aller chercher un candidat ailleurs. C’est un parti qui a tiré leçon de ses actes passé et qui ne refera pas les mêmes erreurs qu’en 2002, des erreurs, qui, juge-t-il, lui ont coûté le pouvoir. Par contre, a soutenu Dioncounda Traoré, c’était un choix en 2007 de ne pas présenter de candidat en propre et de soutenir le candidat sortant, c’est-à-dire Amadou Toumani Touré. Aujourd’hui, l’ADEMA veut aller à la conquête du pouvoir. Ce n’est que justice, puisque le parti revendique le titre de première force politique du pays, et qu’il a gagné les dernières législatives et les dernières communales, a fait remarquer le président du parlement. Dans cette quête, a-t-il précisé, le parti peut avoir des alliés qui partagent sa vision. Mais pas pour le choix d’un candidat. A propos d’alliance, il a rappelé le projet de fusion toujours d’actualité avec le Parena et l’alliance à l’Assemblée nationale avec l’URD. Commentant les conclusions du rapport de la commission dite Commission Daba Diawara, Dioncounda Traoré a indiqué que le comité exécutif de l’ADEMA a eu plusieurs rencontres sur le sujet et a une position sur les différents points. Le président de l’Assemblée nationale juge que la démocratie a besoin que l’on relise certains textes fondamentaux. L’ADEMA soutiendra donc l’organisation d’un référendum sur la Constitution. Le premier responsable du parti à l’abeille a aussi répondu à une autre question sur la crise ouverte à l’occasion du renouvellement du bureau de l’Association des municipalités du Mali (AMM). Il a notamment détaillé le mécanisme qui a conduit au choix de Boubacar Bah comme candidat de l’ADEMA. Un choix contesté à l’intérieur du parti (trois candidats se sont prévalus de l’Adema) et qui a eu les conséquences que l’on sait. Dioncounda Traoré est confiant en une reconstitution de la famille originelle de l’ADEMA, tout en reconnaissant que cela ne sera pas facile. Il rappelle qu’il en parle depuis 10 ans qu’il est à la tête du parti. Pour lui, cela viendra un jour puisque les uns et les autres conservent le même projet de société. Dioncounda Traoré juge normal les petites divergences et estime que l’important est d’être d’accord sur l’essentiel et de respecter les textes du parti. A l’ADEMA, juge-t-il, il n’y a pas de mandarins. Ceux qui commettent des écarts sont sanctionnés à la mesure de leur faute. Et le parti avance.