A quelques encablures du scrutin présidentiel d’avril, les candidats en lice sont à pied d’oeuvre.
Le candidat indépendant, président du mouvement « A Yèlè », Aguibou Koné, a ainsi animé samedi une conférence de presse pour expliquer sa vision politique et l’état de préparation de sa candidature à l’élection présidentielle à venir. Au cours de la rencontre avec le président de « A Yèlè », il a été question de démocratie, d’éducation, de santé, d’économie, de la gestion des affaires publiques et du référendum, etc. « Je suis candidat pour rendre le pouvoir aux peuple malien en 2012 », a posé d’emblée Aguibou Koné. Le mouvement « A Yèlè » créé pour la circonstance est, selon ses dires, composé de démocrates humanistes, ouverts et sincères au service d’une vision politique fondée sur des valeurs fondamentales : « Le Mali est notre pays, le monde est notre famille. Nous voulons servir la cause d’une nation ouverte et pacifique dotée d’un État démocratique qui tire le maximum de son potentiel humain, de ses richesses naturelles et de son environnement national et international, pour résoudre ses difficultés du moment et préparer un avenir radieux pour les générations futures ». Aguibou Koné a expliqué son ambition de faire de notre pays une nation économiquement prospère, socialement apaisée, et culturellement fière de son hospitalité légendaire et de son attachement à la réalisation de l’unité de la famille humaine. Il estime que notre pays dispose d’un énorme potentiel de développement, de nombreuses ressources naturelles peu exploitées, d’un sous-sol très riche en minerais, d’une population très jeune et d’un ensoleillement propice au développement de l’énergie solaire. La croissance annuelle de 5,5 % et l’attachement profond aux valeurs familiales d’unité et d’ouverture sont autant d’atouts de développement. A ces opportunités s’ajoute un environnement national et international propice pour bâtir une économique dynamique et solidaire, construire une démocratie authentique et réaliser la paix. Notre pays, relève-t-il, a besoin également de l’énergie de la diaspora pour tirer le meilleur profit de ses nombreuses ressources naturelles et intellectuelles. Pour réussir ce combat il faut développer la maîtrise des technologies de l’information pour en faire une plate-forme de développement et de support les plus compétitifs, préconise cet ingénieur en génie informatique qui entend aussi développer des ressources humaines compétentes sur les nouvelles technologies pour faciliter l’exportation de services. Autant de projets qui passent par la modernisation du système éducatif un élargissement de l’accès à l’éducation. Pour résoudre définitivement le problème de la rébellion du nord, il faut intégrer les Touaregs et l’ensemble des peuples dans la gestion politique et administrative du pays, estime le candidat de « A Yèlè ». Il faudra aussi améliorer le fonctionnement de l’État en réhabilitant les entités traditionnelles, afin de mettre fin à la corruption. Sur le plan alimentaire Aguibou Koné préconise de préserver la libre disponibilité et la sécurité de l’accès aux terres agricoles afin de garantir l’autosuffisance alimentaire et la survie socio-économique de la majorité des Maliens. L’Etat doit s’investir à promouvoir une agriculture saine et favoriser les investissements et le retour au pays de la diaspora. Evoquant le référendum, Aguibou Koné précise : « je ne suis pas contre le référendum, mais je crains que son couplage avec la présidentielle ne brouille le scrutin. Car nos populations sont en majorité analphabètes, déchiffrer les bulletins ne serait pas facile pour elles ».