Le Rassemblement pour le Mali (RPM) a soufflé mercredi ses neuf bougies. Dans le cadre des activités commémoratives de cet anniversaire, le parti du tisserand a organisé une conférence de presse pour retracer le parcours de la formation politique.
La rencontre animée par le président du parti, Ibrahim Boubacar Kéïta, s’est tenue dans le nouveau siège flambant neuf du RPM à l’Hippodrome en présence d’une foule importante, de délégués du bureau politique national (BPN), de militants venus de l’intérieur et du district de Bamako. Dans son introduction, le secrétaire politique du parti, Nancouma Kéïta, a rappelé quelques traits caractéristiques du RPM : "des convictions fortes, un engagement de tous les instants d’hommes et de femmes au service d’un projet pour un peuple. Un sens particulièrement élevé de responsabilité jamais pris à défaut. Culture du respect et de la considération qui n’exclut nullement la rigueur, la sincérité et la fermeté dans l’expression pour la défense de l’intérêt collectif. Solidarité, abnégation, sens du partage, engagement total des militants et cadres", a t-il cité, entre autres. L’ambition du parti du tisserand est, selon ses dires, de contribuer à faire du Malien un citoyen responsable, acteur intelligent de son destin et non un sujet passif sans aucune prise sur le procès de sa propre histoire. Neuf ans ont-ils suffi à atteindre ces objectifs ? Assurément beaucoup reste à faire, répondent les responsables du parti. Il est vrai que dans un contexte national de plus en plus soumis à la dure loi de l’argent-roi, le militantisme sincère, désintéressé, fondé sur une adhésion idéologique à un corps de valeurs ou de principes devient une denrée rare. Le RPM, se réjouit son secrétaire politique, peut et à le droit de s’en orgueillir. "Les dernières élections municipales furent édifiantes pour tout observateur objectif et sincère de la scène politique malienne. Sans le sou, les militantes et les militants du RPM, tous âge et tous sexes confondus, ont relevé le défi avec honneur et dignité. Un parti politique, conformément à sa vocation, doit et se doit de concourir à l’expression du suffrage populaire et se battre pour conquérir le pouvoir d’État aux fins de réaliser le projet de société qui lui vaut d’exister. Participer, oui, mais ne jamais prendre ni le peuple, ni le pays en otage". Tel est le credo du RPM qui de l’avis de Nancouma Kéïta a fini de convaincre même ceux-là qui se voudraient pessimistes, de son sens très élevé de la responsabilité, son respect scrupuleux et sa grande considération de la chose publique, son respect et sa grande considération pour les institutions de la République, bref de son sens de l’État. Le RPM présentera t-il un candidat à la présidentielle de 2012 ? La décision appartient au congrès qui se tiendra d’ici la fin de l’année en cours, a souligné le président du parti. Ibrahim Boubacar Kéïta a ajouté qu’une commission du RPM est en train de travailler sur le rapport du comité d’appui aux réformes institutionnelles du ministre Daba Diawara. La position du parti du tisserand va s’appuyer sur les résolutions de cette commission. Le parti organise samedi et dimanche au CICB en partenariat avec la fondation Friedrich Ebert un atelier de formation sur le thème « rôle et place de la société civile dans les processus démocratiques en Afrique : cas du Mali ».