POLITIQUE

PostHeaderIcon Élections générales : LES ELEMENTS D’UNE JOUTE APAISEE

Le ministre de l’Administration territoriale et des collectivités locales a présidé hier au Grand hôtel, l’ouverture d’un séminaire sur la nécessaire régulation de l’espace médiatique en période électorale à l’intention de la classe politique et des médias.

Élections générales : LES ELEMENTS D’UNE JOUTE APAISEE

C’était en présence du représentant de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), notre compatriote Moussa Makan Camara, du président du Comité national de l’égal accès aux medias d’état (CNEAME), Abdoulaye Sidibé, et de nombreux invités. Selon le président du CNEAME, les prochaines élections générales dans notre pays commandent la nécessité d’engager tous les acteurs du processus électoral dans des échanges féconds, dont l’objectif est de permettre des élections justes, crédibles, transparentes et apaisées. Pour lui, une collaboration qui n’est pas une complicité, doit exister entre les hommes et les femmes de presse d’une part, les candidats et les partis politiques de l’autre. Le fondement de cette collaboration, explique-t-il, est de mettre à la disposition du public une information saine susceptible de le guider dans ses choix. Le représentant de l’OIF a souhaité que ce séminaire contribue à asseoir une vie politique apaisée et une gouvernance démocratique renforcée, conformément aux engagements pris par les Etats et gouvernements membres de l’OIF dans la déclaration de Bamako (2000). Moussa Makan Camara est persuadé que les partenaires nationaux du processus électoral sauront, comme ce fut le cas par le passé, convenir et surtout réussir l’organisation d’élections libres, fiables et transparentes. « La Francophonie salue votre initiative de réunir, en cette période cruciale des élections, d’une part, les principaux acteurs et animateurs des compétitions électorales et, d’autre part, les principaux décideurs des organes de régulation de l’accès aux médias », a-t-il souligné.  Le ministre Kafougouna Koné évoquera, lui aussi, le souci primordial de parvenir à tenir des scrutins transparents, crédibles et apaisés qui sous-tend le processus électoral. La matérialisation d’un tel souhait procède dans une large mesure de la qualité des relations à la fois humaines et professionnelles établies entre les différents acteurs, notamment, les hommes de presse, les partis politiques, les candidats, la société civile, les électeurs et les structures institutionnelles chargées de la communication, de la régulation, de l’information, en un mot, de l’organisation des consultations et de l’assainissement de l’équilibre du paysage médiatique. « Le confort de la démocratie implique que le subjectif, la fureur de l’instant n’étouffe pas l’objectif et la vertu apaisante de la durée », a énoncé le ministre Koné.