Le déroulement du vote lors de l’élection présidentielle et du référendum constitutionnel a été expliqué aux partis politiques
Après plusieurs reports, la réunion de la commission consultative du cadre de concertation partis-administration s’est déroulée hier. C’était au gouvernorat du district de Bamako sous la houlette du ministre de l’Administration territoriale et des Collectivités locales, Kafougouna Koné. Il avait à ses côtés le délégué général aux élections, Siaka Sangaré, le gouverneur du district, Souleymane Diabaté, et le secrétaire général du département en charge des élections, Boubacar Sow. Les partis politiques étaient représentés par leurs premiers responsables ou leurs délégués. Plusieurs points étaient inscrits à l’ordre du jour de cette rencontre : lecture et adoption du compte rendu de la réunion du 13 octobre ; présentation de la situation partielle de la révision des listes électorales ; compte rendu des travaux d’adoption de la loi électorale par l’Assemblée nationale ; schéma d’organisation du bureau de vote pour les scrutins couplés, entre autres. Après avoir expliqué les raisons qui ont occasionné les reports de la réunion, Kafougouna Koné a fait observer une minute de silence à la mémoire du président du Parti Morena, décédé il y a une semaine. Ce moment de recueillement a été suivi par l’adoption du compte rendu de la dernière réunion. Abordant le deuxième point de l’ordre du jour, le directeur national de l’intérieur, Sidi Coulibaly, a expliqué que les opérations de révision des listes électorales se sont déroulées partout conformément aux dispositions de la loi électorale. Les actions préparatoires ont consisté à élaborer un guide de révision des listes et à organiser des séances de formation à l’intention des agents. A ces actions se sont ajoutées la définition d’un cadre de déroulement de l’opération et la création de commissions administratives. Le tout a été accompagné par l’affichage de la liste des titulaires de cartes non enlevées et de la liste des lieux de vote. Les travaux qui ont débuté le premier octobre ont coûté 1,2 milliard de Fcfa (phase préparatoire) et 510 millions de Fcfa pour les travaux de révision. La loi électorale, a rappelé Kafougouna Koné, a été acheminée à l’Assemblée nationale pour son adoption. De nouvelles dispositions y ont été intégrées. Parmi celles-ci figure en bonne place la radiation des titulaires de cartes non enlevées qui peuvent faire l’objet de fraude à grande échelle. Après des débats houleux, les élus ont demandé la radiation des titulaires de ces cartes. L’Assemblée a interdit les votes par procuration, sauf pour les agents électoraux. Elle accepte cependant le vote par témoignage. La loi a été votée et promulguée. Les opérations de vote à l’occasion de l’élection présidentielle et du référendum constitutionnel se dérouleront de la manière suivante : L’électeur est identifié à son entrée dans le bureau de vote. Il fait constater son identité en présentant au premier assesseur sa carte d’électeur et une pièce d’identité officielle. L’assesseur vérifie si son index gauche ne porte pas de trace d’encre indélébile. A l’occasion de l’élection présidentielle, l’électeur prend lui même le bulletin de vote devant le deuxième assesseur et se dirige vers l’isoloir n°1. Parvenu à cet endroit, il appuie son index droit sur le tampon d’encre rigide, fixé à l’isoloir, afin d’apposer cette empreinte sur le bulletin à l’intérieur du casier réservé à son candidat. Il plie le bulletin, sort de l’isoloir et l’introduit dans l’urne. S’agissant du référendum, l’électeur prend lui-même les deux bulletins de vote de couleur différente (oui et non) et une seule enveloppe sur la table du président. Il se dirige vers l’isoloir n°2 où il choisit un seul bulletin qu’il met dans l’enveloppe et jette le second dans la corbeille prévue à cet effet. Il glisse lui-même le bulletin choisi dans l’urne. L’électeur signe ou appose son empreinte digitale en face de son nom sur chacune des listes d’émargement détenues par le troisième assesseur.