POLITIQUE

PostHeaderIcon Elections générales 2012 : DES DROITS ET DEVOIRS DES JOURNALISTES ET POLITIQUES

Le CNEAME et l’OIF viennent d’organiser deux séminaires à l’intention de ces acteurs incontournables du scrutin à venir

Elections générales 2012 : DES DROITS ET DEVOIRS DES JOURNALISTES ET POLITIQUES

Le Comité national de l’égal accès aux médias d’Etat (CNEAME) vient d’organiser, en collaboration avec l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), deux séminaires au Grand hôtel. Le premier s’est tenu les 30 et 31 janvier avec les rédacteurs en chef, les représentants des syndicats de journalistes, les experts internationaux et invités sur les bonnes pratiques journalistiques en période électorale. Il portait sur « les règles applicables aux journalistes en temps normal et en période électorale », un thème traité par Ambroise Pierre, responsable du bureau Afrique de Reporters sans frontières. En second lieu, on a discuté des « spécificités relatives à la couverture journalistique d’un processus électoral » par Hervé Barraquand de l’OIF. La fin de la deuxième journée a été marquée par un échange sur les deux thèmes. Celle-ci avait commencé par une communication sur « les pratiques pour une couverture équitable et impartiale d’une campagne électorale » développée par notre compatriote Diomansi Bomboté, journaliste et ancien conseiller à l’UNESCO. Des débats ont suivi avec les participants. Ceux-ci ont ensuite formulé des recommandations allant dans le sens d’une meilleure couverture des élections à venir. Dans son discours de clôture, le ministre de la Communication Sidiki N’Fa Konaté, a assuré avoir pris bonne note de celles-ci. Le second séminaire du CNEAME portait sur la « nécessaire co-régulation médiatique en période électorale ». Il s’est déroulé les 1er et 2 février avec les représentants des partis politiques, les représentations publiques et participatives chargées de la gestion du processus électoral, les journalistes politiques, les experts et intervenants nationaux et locaux. Les deux premiers thèmes exposés étaient relatifs à la dimension inclusive d’une bonne couverture médiatique des élections. Dans un premier temps Renaud de la Brosse, maître de conférence à Reims, a fait une communication intitulée « de la transparence des scrutins électoraux et d’une bonne couverture médiatique, le nécessaire engagement des médias, des régulateurs, des forces politiques et gouvernementales » tandis que l’historien Jean Bosco Konaré traitait « des règles à observer par les partis politiques en période électorale ». Boubacar Sow, le secrétaire général du ministère de l’Administration territoriale, a expliqué « l’organisation des prochaines élections ». Mme Maryse Brugière, directrice des programmes du Conseil supérieur de l’audio-visuel français, a introduit le thème « pluralisme et accès en période électorale : le cas français », Yacouba Berthé du CNEAME a rendu compte du cas malien, suivi de l’exposé de Charles Boyono Assala, universitaire camerounais sur les règles à observer par les partis politiques en période électorale. Chaque exposé a été suivi de débats avec les participants. Plusieurs expériences ont été confrontées. Dans leurs recommandations, les participants du séminaire ont insisté sur la nécessité d’une régulation autonome et crédible. Ils ont salué un début de dépolitisation de la communication. La régulation commence à se positionner comme un nouvel acteur, signe d’une participation positive des médias dans le processus électoral. Le représentant de l’OIF a salué la participation des uns et des autres au séminaire. Cette formation va aider les médias dans leur mission, a estimé pour sa part le président du CNEAME, Abdoulaye Sidibé. À la clôture, Hervé Barraquand de l’OIF et Abdoulaye Sidibé du CNEAME ont salué la tenue des deux sessions ainsi que l’assiduité et la qualité de la participation des uns des autres. Tous deux ont souhaité que cette formation contribue à aider à l’organisation de bonnes élections, que la régulation puisse jouer son rôle à la grande satisfaction de tous les acteurs. Ils ont demandé aux autorités de tenir compte des recommandations qui ne cherchent qu’à aider à aller vers des élections régulières transparentes et apaisées.