Le parti officialisera le 28 janvier la candidature à la présidentielle de son président, Cheick Bougadary Traoré
« Notre pays se trouve face à de grands défis. Après 50 ans d’indépendance, des millions de Maliens vivent encore dans la pauvreté, subissent l’insécurité, sont privés de l’accès à une alimentation suffisante, à la santé, à l’éducation, au capital, et aux autres services… Nous entendons répondre à ces défis en proposant à nos compatriotes un projet de société pour des lendemains meilleurs ». Le vice-président du parti Convergence africaine pour le renouveau (CARE), Daouda Ali Gatta, cadre le débat. C’était lors d’un déjeuner de presse que ce parti a organisé samedi au restaurant « Le Diplomate » à Badalabougou-Est. Cette rencontre a été l’occasion pour Daouda Ali Gatta de commenter la substance du projet de société du parti intitulé « Mali Sambalano » ou « Agenda pour le renouveau ». En l’absence de Cheick Bougadary Traoré, le président du parti, c’est Daouda Ali Gatta, assisté du secrétaire général, Ibrahima Traoré et du sous-secrétaire à l’administration générale, Gaoussou Bathily, qui a animé la rencontre avec la presse. Il a également saisi l’opportunité pour présenter ses vœux de nouvel an à la presse. « Mali Sambalano est une semence extraordinaire que nous comptons semer très prochainement. Il germera rapidement et sa gratifiante récolte transformera notre société pour toujours en l’orientant vers un vrai développement durable », a expliqué, un brin lyrique, le vice-président du CARE. Daouda Ali Gatta a assuré que le parti créé il y a deux ans se propose de relever 4 grands défis : emploi, santé, éducation et agriculture. Pour lutter contre le chômage et la pauvreté, il compte développer le secteur privé, encourager l’entreprenariat à travers les subventions, en mettant l’accent sur la promotion de l’artisanat et le renforcement de capacités. Dans le domaine de la santé, CARE mise sur la formation, la recherche et la création de centres de formation. Le parti entend « démocratiser » la santé pour qu’elle soit un droit pour tous. Vis-à-vis de l’éducation, le conférencier a déploré la faiblesse du niveau actuel des élèves et étudiants. « Il est nécessaire de repenser les politiques d’éducation pour rendre l’école plus performante, accessible aux masses et aux populations démunies, en privilégiant la création des centres de formation technique et professionnelle », a-t-il souligné. S’agissant de l’agriculture, Daouda Ali Gatta a expliqué que le projet de société repose sur la mise en place d’un programme de promotion de la mécanisation agricole pour faire du Mali une puissance agricole et le grenier de la sous-région ouest-africaine. Après la lecture de la déclaration liminaire, les questions des journalistes ont porté sur l’implantation du parti, les alliances avec d’autres formations politiques dans la perspective des élections présidentielle et législatives. CARE, selon Daouda Ali Gatta, est prête pour toutes les échéances électorales, le rôle classique d’un parti politique étant la conquête du pouvoir. Pour le référendum, il a demandé au gouvernement d’expliquer le contenu du projet de réformes aux Maliens car ceux-ci ne peuvent pas se prononcer sur un projet, dont ils ignorent le contenu. « CARE privilégie le principe de concertation et de conversation avec le peuple. Il faut se battre pour un programme. La référence de Cheick Bougadary Traoré, c’est le projet de société de son parti qui prône le développement socio-économique du pays », a souligné Ibrahim Traoré. CARE officialisera la candidature de Cheick Bougadary Traoré à la présidentielle au cours d’un congrès prévu pour le 28 janvier.