La formation va appuyer la candidature Ibrahim Boubacar Keita, le leader du RPM, à la présidentielle d’avril
Le Parti de l’indépendance, de la démocratie et de la solidarité (PIDS) tenait ce week-end son deuxième comité directeur au Centre international des conférences de Bamako. Cette réunion a décidé que le parti allait soutenir la candidature de Ibrahim Boubacar Keïta, président du RPM, à l’élection présidentielle du 29 avril. Au PIDS, le comité directeur national est l’instance de prise de décisions majeures entre deux congrès. La rencontre qui a regroupé 104 participants dont une quarantaine de délégués venus des sections de l’intérieur, a planché sur la situation interne du parti, la situation sécuritaire au plan national et la perspective des élections générales à venir et du référendum sur le projet de révision de la Constitution. Dans son discours d’ouverture, Daba Diawara, le président du parti, avait rappelé que les précédentes assises avaient pris d’importantes résolutions relatives notamment à l’implantation du parti, l’organisation des visites dans les sections et l’adhésion à des regroupements dans le cadre d’alliances. Daba Diawara, par ailleurs ministre de la Réforme de l’Etat, avait ensuite fait le constat d’un progrès dans l’implantation du parti. Ce comité directeur devait aussi être l’occasion pour le PIDS de déterminer sa position sur l’élection présidentielle du 29 avril prochain. Daba Diawara a expliqué aux participants qu’en tant que membre du gouvernement, il était tenu par des obligations professionnelles et que le premier vice-président est membre de la CENI. Il proposait donc, à défaut d’une candidature éventuelle d’un cadre du parti, d’aller vers un soutien conditionnel à une candidature externe. Sur un autre plan, le bureau politique national a soumis au comité directeur une carte politique du parti, tracée selon les zones prioritaires d’émergence. Il s’agit ainsi d’examiner les différentes propositions de choix de candidat et de stratégies électorales et de prendre les options favorables et nécessaires à la réalisation des objectifs du parti. Le comité directeur était également invité à se prononcer sur des questions d’intérêt national comme l’école et la sécurité. Les participants ont appelé à réfléchir sur les moyens d’assurer à l’école malienne un nouveau départ, à faire des propositions pour la gestion des conséquences de la situation née en Libye, et sur l’emploi des jeunes qui demeure une priorité pour le parti. À l’issue des travaux, les participants se sont prononcés pour un engagement sans faille des responsables et militants du parti pour des élections régulières crédibles et transparentes. Le comité directeur condamne « sans réserve les pratiques terroristes et criminelles au nord du pays » et soutient les efforts du gouvernement pour l’organisation d’élections crédibles en 2012. Le parti va se mobiliser pour un oui massif au référendum constitutionnel. Le comité directeur a décidé d’apporter son soutien à la candidature du président du RPM, Ibrahim Boubacar Keïta, et engage le bureau politique national à élaborer un accord politique pour la réalisation de ce soutien. Pour les élections législatives, il est demandé au bureau politique national de prendre des mesures pour une plus grande représentativité des femmes, de construire des alliances fortes, d’obtenir la constitution d’un groupe parlementaire à l’Assemblée nationale. En clôturant les travaux, Daba Diawara a estimé que le président du RPM est le mieux à même de faire connaître et de faire partager les idéaux pour lesquels les pères fondateurs de la République se sont battus. Il a demandé aux responsables et militants du parti de s’employer à assurer la victoire du candidat choisi en avril. Daba Diawara envisage la constitution d’une force regroupant tous ceux qui pensent que les pères fondateurs ont fait œuvre utile, un grand mouvement pour la renaissance d’un Mali nouveau dont les fondements seront posés en avril 2012, lors du référendum constitutionnel.