POLITIQUE

PostHeaderIcon 1er Congrès ordinaire du PCR : UNE MAIN TENDUE EN TOUTE RESPONSABILITE

Le Parti citoyen pour le renouveau (PCR) a tenu le week-end dernier son premier congrès ordinaire sur le thème du "développement économique et social".

1er Congrès ordinaire du PCR : UNE MAIN TENDUE EN TOUTE RESPONSABILITE

La rencontre s’est déroulée dans la grande salle "Djéli Baba Cissoko" du Centre international de conférences de Bamako en présence des représentants des 8 régions du pays, des délégués des 6 communes de la capitale, des élus municipaux. Étaient présents les membres de l’Internationale libérale, ceux du Réseau libéral africain représenté par le ministre sénégalais de la Coopération, Lamine Bâ, et des délégués venus de France, d’Espagne, du Maroc et du Burkina Faso. Ce premier congrès a donné l’opportunité aux responsables du PCR de jeter un regard rétrospectif sur le parcours de la jeune formation politique. Ils gardent encore en mémoire la journée pluvieuse du 9 juillet 2005 date de l’assemblée générale constitutive du PCR à Niaréla. Depuis cette époque, a rappelé le président du parti Ousmane Ben Fana Traoré, les responsables étaient convaincus que seul un parti politique régulièrement installé pouvait leur permettre de s’exprimer, de s’épanouir et d’évoluer à égalité de droits et de moyens dans l’arène politique nationale. "Nous nous sommes assumés en toute responsabilité dans le respect et la dignité que nous imposent notre éducation et notre culture", a souligné Ousmane Ben Fana Traoré. Mais, au fils des ans, le parti a souffert de plusieurs déchirures et amertumes. Entre membres fondateurs, il y a eu des réussites, des moments difficiles, des crises et des séparations. Autant de péripéties qui sont révélatrices d’ambitions dont les rythmes diffèrent. Aussi, profitant de la solennité de l’événement, Ousmane Ben Fana Traoré a tendu une main amie aux présidents du Mouvement citoyen et de la Force citoyenne démocratique. Il s’agit respectivement d’Ahmed Diane Séméga et de Djibril Tangara. Cette main reste tendue également vers tous ceux qui ont quitté le navire PCR parce que le regroupement des partis et forces politiques s’avère une nécessité démocratique aujourd’hui. Depuis sa création, le PCR a fait son chemin. Il a toujours fait entendre sa voix sur toutes les questions d’importance nationale et a participé à toutes les échéances électorales soit en liste unique, soit en alliance avec d’autres partis. Tout en regrettant des défections (une partie de la direction et l’unique député de la formation), le PCR assure disposer d’une centaine de conseillers communaux et de 5 maires. Le parti de Ben Fana Traoré demande qu’un consensus national se dégage sur des questions comme la crise du nord, la lutte contre les rebelles et les narcotrafiquants. Au cours des assises, les congressistes ont adopté la charte des valeurs du parti en tirant des leçons de leur passé récent. Ils ont relu les textes du parti avant d’aborder les questions relatives à la fusion du PCR avec d’autres partis politiques. À la fin des travaux, les participants ont mis en place un bureau de 71 membres présidé par Ousmane Ben Fana Traoré qui se succède donc à lui-même.