jeudi 14 décembre 2017

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Planification familiale : MISSION BIEN ACCOMPLIE POUR ANNA COOLEN AU MALI

La journée internationale de la femme offre une opportunité  d’exalter le rôle des femmes dans tous les pays. L’ONG Marie Stopes Mali a saisi la symbolique pour rendre hommage à sa représentante au Mali, Anna Coolen dont la mission a pris fin. Cette cérémonie d’au revoir a été organisée mardi dernier à l’hôtel Salam par la représentation nationale de l’entreprise sociale britannique.
Parmi les invités présents figuraient la directrice des programmes de Marie Stoppes, Dr Camara Tiguida Sissoko, le président de la Coalition des organisations de la société civile pour la planification familiale (PF), Mamoutou Diabaté et le directeur des stratégies et de développement de l’entreprise sociale, Boubacar Cissé.
De 2008 à nos jours, Marie Stopes a investi, dans notre pays, un peu plus de 13,8 milliards Fcfa pour la bonne cause, notamment celle de l’amélioration de la santé sexuelle et reproductive de la femme, voire du couple. Pour mieux réaliser le programme de Marie Stopes, Anna Coolen a apporté une expertise intéressante et développé une vision globale d’amélioration de la qualité des services de l’entreprise. Pour ses multiples actions, elle a eu le satisfecit de ses collègues et autres structures partenaires pour les efforts accomplis en faveur des Maliennes. Cette « grande femme » poursuivra sa mission au Ghana.
Dans son intervention, la directrice des programmes de Marie Stopes a fait l’historique de son organisation. Elle a expliqué que l’ONG porte le nom d’une pionnière britannique du planning familial, Dr Marie Stopes qui a vécu de1880 à 1950. Par ailleurs, notre interlocutrice a souligné que son organisation est une entreprise sociale britannique à but non lucratif, utilisant des techniques modernes d’affaires pour développer des programmes durables de PF.
Il ressort des explications générales données aux invités que Marie Stopes Mali est engagé à maintenir le droit fondamental des femmes et des couples, à décider librement du nombre de leurs enfants et du recours à l’espacement des naissances par la PF. Son crédo est : «  des enfants par choix et non par hasard ».
L’entreprise sociale utilise plus de 200 collaborateurs dans différentes régions, notamment  à Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou et dans le district de Bamako. Elle organise des évènements comme « Yes ! » qui est une compétition scolaire pour améliorer les connaissances des jeunes de 15 à 19 ans dans le domaine de la santé de la reproduction, travers un jeu quiz.
La campagne « Dambé Muso 2016 » pour renforcer la fierté des jeunes filles de 15 à 24 ans, l’estime de soi, le droit de faire des choix sains et judicieux pour leur vie et des caravanes de sensibilisation sur la PF ont aussi été organisés par l’entreprise.
Le directeur des stratégies et de développement soutient que, pour les quatre prochaines années, son organisation prévoit d’intégrer le service « Bangué Kolossi Nièta » pour améliorer la coordination au niveau national, régional et par district, et augmenter la demande pour la PF, d’améliorer l’offre des services de la PF et de réduire les ruptures de stock de la PF.
Il a indiqué que la structure espère avoir 700 000 couples année/protection (CAP), selon l’expression consacrée. Il a révélé que l’ONG entend doubler le nombre d’utilisateurs de 20 millions à 40 millions, de doubler le nombre de CAP de 30 à 60 millions, de doubler le nombre de nouvelles utilisatrices de méthodes permanentes et de longue durée de 6 millions à 12 millions et de mettre un accent particulier sur les jeunes et sur les méthodes de longues durée.
A l’entame de ses propos, Anna Coolen avait expliqué que les cinq ans passés dans notre pays ont véritablement été intéressants. Elle a pu améliorer les services de PF pour les femmes.
La représentante  résidente sortante de Marie Stopes a aussi noté qu’il y a des barrières dans l’accès à la PF dans notre pays. Pour elle, les hommes qui constituent la première entrave, doivent comprendre que la PF ne doit pas s’identifier à l’Occident et ne limite pas, non plus les naissances. Elle vise à espacer les naissances et contribuer à la réduction de la mortalité maternelle. Pour Anna Coolen, les Maliennes  ont besoin de PF.
Mariam F. DIABATé

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