PHOTO

PostHeaderIcon Station « Pont Fahad » : GRAND DANGER

Emprises de route ? Non, à Bamako, on appelle ça : « espace vide à prendre ». Dans notre capitale, la nature des spéculateurs et autres occupants anarchiques, a horreur du vide.

Station « Pont Fahad » : GRAND DANGER

L’implantation de la station « Pont Fahad » (sic) en dit long sur leur capacité à s’accaparer du moindre mètre carré qui « traine » sans s’encombrer de scrupules susceptibles de porter atteinte à leurs intérêts. Le point de vente de carburant se dresse ainsi non loin de l’échangeur de Badala, au bord de la grande rue bordant la Sema-Gexco. Ici le bas-côté de la route est large mais pas assez pour que la station ne constitue une gêne pour la circulation et surtout, un danger pour les maisons toutes proches, l’arrêt de Sotrama voisin et même l’école située à une centaine de mètres. L’autorisation d’ouverture de ce genre d’installation est soumise théoriquement au respect de nombre de critères parmi lesquels la sécurité. Or à l’évidence, en cas d’incendie ou d’explosion (touchons du bois) voisins et passants ont toutes les chances de passer un mauvais quart d’heure. Pour le moins. Que les propriétaires se soucient comme d’une guigne de ce risque, ne surprend pas plus que cela. Mais que la mairie de la Commune V, celle du district et tous les services qui ont compétence sur la sécurité urbaine, aient laissé cette station trôner là depuis plus d’une année, n’a rien de rassurant pour les Bamakois. Ils ne feraient pas autrement s’ils n’attendaient le pire pour intervenir. Bon, bon, écartons cette éventualité pleine de cynisme et envisageons qu’il s’agit simplement d’une grande négligence. L’ampleur du danger est toujours la même.

(Photo : O. DIOP)