Le miracle existe. Théoriquement, c’est un fait extraordinaire, non explicable scientifiquement et donc attribué à la puissance divine.
Quand un miracle nous sauve, surtout de la mort, que devons-nous faire ? Assurément, rendre grâce à Dieu. C’est ce qu’a fait Aboubacrine Ag Abdou le 31 juillet dernier. Ce musulman fervent et ses trois enfants sont sortis miraculeusement sains et saufs du grave accident de la circulation survenu ce jour-là au niveau de la passerelle pour piétons du Quartier-Mali. Sa voiture, une Mercedes, avait été violemment percutée par le gros porteur à l’origine du carambolage dans lequel deux personnes ont été tuées sur le coup. La Mercédès sera sérieusement endommagée, mais ses occupants en sortiront indemnes. Signe du destin : Aboubacrine Ag Abdou transportait justement dans le coffre de son véhicule, un bélier qu’il venait d’acheter quelques instants plus tôt dans un marché à bétail de la rive droite du Niger. Le miraculé décida immédiatement d’immoler son bélier sur place sur le bitume en guise de sacrifice pour remercier Allah le Tout-Puissant, le Miséricordieux de leur avoir sauvé la vie, lui et ses enfants. La scène insolite attira de nombreux curieux comme on peut le constater sur cette image. En fait l’animal était dès le départ destiné à être sacrifié. Il n’a donc pas échappé à son destin. L’accident de la circulation a seulement précipité son sacrifice. La réaction d’Aboubacrine Ag Abdou relève d’un réflexe profondément humain. Elle fait réfléchir à la destinée et nous rappelle que la vie sur terre ne tient qu’à un fil.
(Photo H. KOUYATE)