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PostHeaderIcon CHARGÉ PHOTO DE LA SEMAINE COMME UN BAUDET

La charge à l’essieu a été instituée pour éviter la surcharge des camions qui tue la route. Peut-être faudra-t-il étendre la mesure aux charrettes pour éviter que les chargements démentiels aient la peau des ânes.

CHARGÉ PHOTO DE LA SEMAINE COMME UN BAUDET

Ah, ces ânes, s’ils avaient le don de la parole, ils en auraient eu des choses à dire sur les hommes. Le péché originel de la pauvre bête est, diton, d’avoir aidé Satan à se glisser comme passager clandestin sur l’Arche de Noé. C’est vrai que l’âne sait se montrer têtu mais combien pèse ce défaut face à son utilité et à sa force de travail ? Rien du tout et l’homme le sait bien, cet ingrat qui préfère pourtant au forçat modeste, son cousin, le cheval, jugé noble parce qu’il porte plus beau. Méprisé, l’âne est évidemment maltraité, battu à l’occasion pour le punir de son « mauvais caractère ». La plupart du temps, à tort car l’expression « chargé comme un baudet » n’est pas une vue de l’esprit comme on le voit sur cette scène captée à Macina. L’âne est littéralement projeté en l’air par le poids du chargement de sacs de patates qu’il tracte. Le second âne de l’attelage se retrouve dans une position non moins délicate. Les deux bêtes ont dû être secourues par des personnes de bonne volonté qui passaient par là. Qu’a donc pensé leur maître de cette mésaventure ? Que l’homme avait tous les droits, même de se montrer plus bête que les bêtes ?