La nuit tombée, le 3è pont de Bamako baptisé « Pont de l’amitié sino-malienne » brille de mille feux. Inauguré le 22 septembre, l’ouvrage monumental qui enjambe le fleuve Niger offre aux usagers le plaisir de circuler en toute tranquillité.
Ainsi, véhicules, engins à deux roues, piétons, tout ce beau monde de l’Est bamakois n’a plus de souci à se faire pour rallier les deux rives du fleuve Djoliba. Ce n’est pas le taximan Souleymane Traoré qui dira le contraire. « La construction de ce pont nous arrange en premier lieu, nous les taximen. C’est un bon raccourci et nous n’avons plus de souci à nous faire. Dès que le pont a été ouvert aux usagers, je n’ai pas hésité à l’emprunter. La circulation est fluide et il y a plusieurs voies d’accès, même si pour le moment on n’arrive pas à les maitriser », relate-t-il. Promoteur d’école, Mamadou Bolézogola, a attendu la nuit pour aller faire visiter le nouveau pont à ses enfants. « Nous sommes venus contempler cette belle réalisation. Ici la nature est tout à fait agréable. Nous en avons aussi profité pour faire un peu de sport. Nous avons couru le pont de bout en bout et nous n’avons rencontré aucune difficulté. Nous sommes très heureux de venir courir ici tous les jours », dit-il. Son fils ainé, Modibo Bolézogola, était aux anges lorsqu’il a posé le pied sur le pont. « Je n’avais jamais vu une telle infrastructure. C’est vraiment impressionnant et je suis tout à fait séduit », avoue-t-il. Nous avons croisé un jeune couple venu de Lafiabougou en Commune IV, donc à l’opposé de Bamako. « Après avoir vu la cérémonie d’inauguration, j’ai invité ma fiancée à visiter le pont. On a vu le pont, l’eau, les lumières. Ici tout est agréable à voir. Un grand merci aux autorités », dira le couple. Avec ses multiples voies d’accès, le nouveau pont de Bamako n’est pas pour le moment « maîtrisé » par les usagers. Guidés par les policiers, ceux-ci souhaitent que les pouvoirs publics prennent l’initiative d’une large sensibilisation comme dans le cas passé de l’échangeur multiple. Bonne idée, en effet.
(Photo : H. KOUYATE)