mardi 12 décembre 2017

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Pastoralisme au Sahel : LE PRAPS S’IMPLIQUE MIEUX

Le ministre Mme Ly Taher Dravé entouré des membres du comité d’orientation et de pilotage

L’élevage est un pilier socio-économique très important car il contribue au Produit intérieur brut (PIB) à hauteur de 19% et représente 80% des revenus pour les pasteurs et agropasteurs. Il demeure également 18% de la principale source de revenus pour plus de 30 % de la population. Et pourtant, le niveau de développement en général, et de la sécurité alimentaire en particulier des populations pastorales, est parmi les plus faibles. Pour pallier ces insuffisances et booster le développement du pastoralisme dans notre pays, le Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel (PRAPS) a été initié.
Ce programme a tenu, jeudi, dans les locaux de l’Inspection du ministère en charge de l’Elevage, la 3e session de son Comité d’orientation et de pilotage. La réunion était présidée par le ministre de l’Elevage et de la Pêche, Mme Ly Taher Dravé.
Il s’agissait pour les membres du Comité d’orientation de faire des suggestions à l’unité de gestion du projet pour une meilleure exécution du PRAPS au bénéfice des cibles, notamment les pasteurs et agropasteurs (hommes et femmes). Au cours de la session, les représentants des départements ministériels et services régionaux de l’Elevage et de la Pêche ont analysé, amendé et validé les différents documents soumis à leur approbation. Il s’agit, notamment, du plan de travail annuel, du projet de budget 2018 et du plan de passation des différents marchés pour le même exercice.
Le ministre de l’Elevage et de la Pêche a rappelé que le PRAPS vise à améliorer l’accès à des moyens et services de production essentiels et aux marchés pour les pasteurs et agropasteurs dans les zones transfrontalières et le long des axes de transhumance des pays sahéliens.
En outre, Mme Ly Taher Dravé a souligné que le projet s’emploie à améliorer la capacité des gouvernements des pays du Sahel à la riposte à temps et de manière efficace, en cas de crise pastorale ou d’urgence.
Au cours de l’année qui s’achève, le projet a fait des réalisations telles que la poursuite des négociations sociales démarrées en 2016 autour des sites d’implantation des infrastructures et aménagements pastoraux, les études techniques des infrastructures et aménagements pastoraux, y compris les études environnementales et sociales dans les zones d’intervention du projet. Le montage des dossiers d’appel d’offres des aménagements et infrastructures pastoraux, l’acquisition au profit des structures techniques d’exécution centrales et régionales et la dotation en véhicules, matériels informatiques et bureautiques sont aussi des acquis du programme.
Selon le ministre en charge de l’Elevage, le projet ambitionne, pour l’année prochaine, de réhabiliter 29 bâtiments des services vétérinaires dans 10 secteurs, 12 postes vétérinaires, 7 postes frontaliers et autres. Il aménagera également 12 périmètres pastoraux et 500 km de pare-feu, 47 forages et puits, 10 mares.
Dans les perspectives, le PRAPS entend équiper 8 marchés à bétail, 3 aires d’abattage, 8 étals de boucherie, 5 pistes d’accès aux marchés à bétail dans le Nord-Est du Mali et construire 7 magasins d’aliment pour bétail dans le Delta central.
Il est aussi utile de préciser que le projet intervient au Mali dans toutes les régions, dans 39 cercles et 220 communes regroupées au sein de trois zones (Sahel occidental, Delta central et Mali Nord-Est), intégrant les cercles frontaliers des pays membres du PRAPS. Le programme est financé par la Banque mondiale et piloté par le Comité inter-Etats de lutte contre la sècheresse au Sahel (CILSS) pour les six pays du Sahel, sous le leadership politique de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).
Anne-Marie KéITA

 

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