mercredi 18 octobre 2017

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Nutrition : LES CARENCES PEUVENT CONDUIRE A LA DEFICIENCE MENTALE

Chercheurs et décideurs africains en matière de nutrition appellent à la mise en place d’approches africaines privilégiant un savoir endogène et l’implication des communautés à la base pour remédier aux grands problèmes de malnutrition et de faim qui affectent des millions de personnes sur le continent. C’est ce qui ressort d’un entretien avec le Dr Karim Diarra, expert dans le domaine. Notre interlocuteur indique que selon un groupe de chercheurs de la Belgique, du Bénin, des Pays-Bas, d’Afrique du Sud, de la Tanzanie et du Royaume-Uni, bien que les taux de malnutrition soient en déclin à l’échelle mondiale, la plupart des pays d’Afrique subsaharienne sont à la traîne en raison de l’absence d’interventions efficaces. Ce constat est contenu dans une étude intitulée « Recherche sur une nutrition durable pour l’Afrique dans les années à venir ». Cette étude, qui a été menée du 1er janvier 2011 au 31 décembre 2012 et financée par l’Union européenne, s’est focalisée sur l’identification de solutions pour résoudre les problèmes nutritionnels et les priorités de recherche dans quarante pays d’Afrique subsaharienne, dont l’Angola, le Bénin, le Cameroun, le Tchad, le Kenya, l’Afrique du Sud, le Soudan, la Tanzanie, l’Ouganda et le Zimbabwe, et bien sûr le Mali. La fortification des micronutriments contribue à combattre la sous-nutrition. Il poursuit que « les processeurs alimentaires et les fabricants ont une responsabilité aussi bien dans l’amélioration que le statut nutritionnel des personnes à risque ». La solution serait d’ajouter des micros nutriments pertinents aux aliments et aux boissons consommées régulièrement par des populations vulnérables. La malnutrition représente un facteur de risque important de maladies, insiste notre interlocuteur. Ainsi un grand nombre de personnes dans le monde entier est soumis à des régimes alimentaires qui ne sont pas en adéquation, pas diversifiés et équilibrés. Les chercheurs chiffrent cela à près de 30% de la population mondiale qui souffre d’une déficience de vitamines essentielles, et particulièrement les minéraux le « BIG4 » fer, iode, vitamine A et zinc. La déficience en micronutriments affecte les enfants et les jeunes femmes. Toute chose qui affecte leur croissance, et joue plus tard sur leur vie d’adulte. Les conséquences sur la santé sont dévastatrices. Elles peuvent conduire jusqu’à une déficience mentale, une santé pauvre. Les chercheurs évaluent à près de 159 millions les enfants qui connaissent un retard de croissance, et à plus de 2 millions ceux qui sont de potentiels obèses.

Y. D.

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