mardi 21 novembre 2017

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Mise en œuvre du PNDDR : LANCEMENT DU PROJET DE REINSERTION DES EX-COMBATTANTS

Dans le cadre de la mise en œuvre du Programme national de désarmement, démobilisation et réinsertion (PNDDR), le Projet de réinsertion des ex-combattants au Mali (PREC) a été lancé jeudi dernier. La cérémonie s’est déroulée à l’hôtel El Farouk sous la présidence du secrétaire général du ministère de la Défense et des Anciens Combattants, le général Salifou Koné. C’était en présence de la directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Mali, Soukeyna Kane et du président de la Commission nationale de désarmement, démobilisation et de réinsertion (CNDDR), Zahabi Ould Sidi Mohamed.
A l’entame de ses propos, le secrétaire général du ministère de la Défense et des Anciens Combattants a salué l’excellente coopération entre le Mali et la Banque mondiale. Le DDR, a-t-il soutenu, est d’une importance capitale pour la stabilisation, le démarrage de l’économie et le retour des déplacés et refugiés dans un cadre global impliquant de façon synergique et complémentaire tous les programmes de développement pour la paix et la réconciliation au Mali.
Le général Salifou Koné a aussi rappelé que le programme national DDR a été élaboré conjointement par le gouvernement, les mouvements armés avec l’appui de la Banque mondiale et de la MINUSMA. D’un coût global de 30 milliards de Fcfa, le PNDDR est aujourd’hui en phase d’opérationnalisation par le gouvernement à travers la Commission nationale de désarmement, démobilisation et de réinsertion (CNDDR) avec l’accompagnement de la MINUSMA pour le volet désarmement et démobilisation et celui de la Banque mondiale pour le volet réinsertion.
Le projet de réinsertion des ex-combattants, qui vient d’être lancé, est évalué à hauteur de 15 millions de dollars pour une durée de trente six mois.
Le général Koné a rassuré les partenaires que toutes les conditions de démarrage effectif du processus sont en cours de normalisation. «Huit sites de cantonnement construits avec l’appui de la MINUSMA sont prêts à accueillir les ex-combattants. Les mouvements armés sont en train d’actualiser et de finaliser les listes des ex-combattants sur une base régionale pour leur mise à disposition dans les prochains jours», a-t-il détaillé.
La directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Mali a exprimé ses sincères félicitations aux équipes du ministère de la Défense et des Anciens Combattants pour leur engagement et leur collaboration avec les équipes techniques de la MINUSMA et de la Banque mondiale, ayant abouti à l’octroi par l’Association internationale de développement (IDA) d’un don de 15 millions de dollars américains, soit environ 8,5 milliards Fcfa, au profit du Projet de réinsertion des ex-combattants au Mali.
Cet appui, a précisé Soukeyna Kane, représente la contribution de la Banque mondiale au gouvernement sur le processus de mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation, et particulièrement sur les activités de réinsertion socio-économique s’inscrivant dans le cadre du Programme national de désarmement, démobilisation et réinsertion (PNDDR).
Par ailleurs, Mme Kane dira que la réinsertion est une étape cruciale qui doit démarrer immédiatement à l’issue des phases de désarmement et de démobilisation pour éviter un décalage entre la sortie du cantonnement et la réinsertion effective des ex-combattants dans leurs communautés. «La réinsertion sera une réussite si nous sommes en mesure de permettre la reconversion des ex-combattants dans des activités génératrices de revenus», a-t-elle dit.
En outre, la directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Mali a rappelé que les objectifs du PREC visent à soutenir la réinsertion socio-économique des ex-combattants démobilisés au sein de leurs communautés à travers deux composantes principales : l’appui à la réinsertion socio- économique de 4000 ex-combattants, et l’appui à l’Unité d’exécution du Projet pour les activités à mettre en œuvre dans les Régions de Mopti, Gao, Kidal, Tombouctou, Ménaka et Taoudénit. Elle a annoncé que sa structure se tient prête à activer et administrer un fonds fiduciaire qui regrouperait les contributions des donateurs souhaitant contribuer au Projet du gouvernement. Elle a, enfin, souhaité que les blocages liés aux questions d’intégration soient levés par les parties prenantes à l’Accord pour un démarrage rapide des activités de réinsertion.

Aminata D.
SISSOKO

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