samedi 21 octobre 2017

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Mise en application du Règlement 14 de l’UEMOA : LE MINISTRE SEYNABOU DIOP AUX POSTES DE ZEGOUA ET HEREMAKONO

Une semaine après le lancement officiel de l’application du Règlement N°14/2005CM/UEMOA du 16 décembre 2005, le ministre de l’Equipement, des Transports et du Désenclavement,  Mme Traoré Seynabou Diop, a effectué une visite de terrain aux postes de péage et de pesage de Zégoua et de Hérémakono. C’était le week end dernier.
Cette visite a permis au ministre de s’enquérir des conditions de travail et de discuter avec les acteurs concernés sur la mise en œuvre effective du Règlement 14 de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Rappelons que le Règlement N°14 est un accord entre les pays de l’UEMOA, le Ghana et la Guinée. Il porte sur l’harmonisation des normes et procédures du contrôle de gabarit, du poids et de la charge à l’essieu des véhicules lourds de transport de marchandises. Au cours de cette visite d’inspection, d’information et de sensibilisation, Seynabou Diop était accompagnée du directeur général de l’Autorité routière, Baba Moulaye Haïdara, du président du Conseil malien des chargeurs, Ousmane Babalaye Daou, et  de son collègue du Conseil malien des transporteurs routiers, Youssouf Traoré.
La première étape de la visite a été Zégoua, localité située dans la Région de Sikasso, à environ 468 kilomètres de Bamako. La délégation y a été accueillie par le 1er adjoint au préfet du cercle de Kadiolo, Namakan Touré, et le maire de Zégoua, Bakari Coulibaly. Après la cérémonie d’accueil, le ministre a assisté au pesage d’un camion parmi la dizaine de véhicules gros porteurs faisant la queue devant la machine à pesée. Le camion transportant de l’engrais, en provenance de la Côte d’Ivoire, avait dépassé la charge autorisée à l’essieu qui est de 11 tonnes. Selon les explications fournies par le chauffeur, son camion a été chargé avant l’entrée en vigueur de l’application… Pour cette fois-ci, le chauffeur n’a pas été sanctionné, mais des conseils lui ont été prodigués pour la prochaine fois. « En fait, l’Etat a fait une dérogation par rapport à cette situation. Il a accepté que tout camion chargé jusqu’au 31 mars soit pris au tarif ancien, mais tout camion pesé à partir de 00h le premier avril est systématiquement taxé par le règlement 14 », a indiqué le ministre.
Le président du Conseil malien des transporteurs routiers, de son côté, a mis l’accent sur le fait qu’il y a un écart énorme entre les pesages qui se font en dehors du Mali et les pesées effectuées dans notre pays. « Cela nous inquiète pour l’avenir du pesage, mais qu’à cela ne tienne, nous sommes entre nous Maliens, le message a passé partout. Il s’agit tout simplement d’aller de façon progressive et très pédagogique pour amener les gens à accepter une application intégrale de ce règlement », a t-il ajouté.
PAS DE RUPTURE DANS LE RAVITAILLEMENT – S’agissant du ravitaillement pendant le mois de ramadan, il a assuré  qu’il n’y aura pas de rupture. « Même si la charge est  diminuée, nous allons multiplier les rotations pour pouvoir ravitailler correctement », a souligné Youssouf Traoré. Quant au président du Conseil malien des chargeurs, il a expliqué qu’aucun changement ne se fait sans difficultés. « Mais l’essentiel, c’est d’être convaincu, de rechercher la solution idoine qu’il faut ». Et cela se fait dans le dialogue, la concertation et la sensibilisation afin de faire en sorte que ce règlement 14 ne soit pas une pénibilité pour les Maliens ». Pour Ousmane Babalaye Daou, avec la prise de conscience, les problèmes pourront être surmontés.

Par ailleurs, après avoir ordonné l’installation d’un tableau numérique au mur pour permettre au conducteur d’apercevoir des informations relatives au poids de son véhicule, le ministre a rappelé le contexte de la mise en place du Règlement 14 par l’UEMOA. Cette règlementation communautaire a été initiée à la suite du constat que les routes et les camions se détériorent trop vite à cause de la surcharge. « Ce règlement vient à point nommé malgré la difficulté de son application. Aujourd’hui, le Mali a décidé de prendre ses responsabilités pour respecter une loi visant à préserver nos infrastructures routières et contribuer à la durabilité des investissements réalisés dans nos routes », a dit le ministre, avant d’ajouter que ces routes, qui ne dépassaient pas deux ans, alors qu’elles avaient été construites pour cinq ans, vont souffler.
« Nous sommes aujourd’hui à Zégoua pour constater l’effectivité de la démarche, pour constater aussi que les agents de l’autorité routière ont bien compris le message que nous leur avons fait passer ainsi que l’importance de leur mission et que tout manquement à l’application de ce règlement pourrait avoir des conséquences fâcheuses pour eux », a averti Mme Traoré.

Elle a sollicité l’accompagnement des autorités politiques, coutumières ainsi que la population du cercle de Kadiolo à aider à l’information et à la sensibilisation dans la bonne mise en œuvre du règlement 14. Elle a également informé les chargeurs et transporteurs que « le gouvernement a pris des mesures d’accompagnement dont la première est la mise à disposition d’un numéro d’appel, le 80 00 55 66, qui permettra de signaler tous les actes anormaux.

Samedi, avant de mettre le cap sur Hérémakono, en direction de la frontière avec le Burkina Faso, le ministre a rendu une visite de courtoisie aux familles fondatrices de Sikasso, les Traoré et  les Berthé. Au poste de Hérémakono, situé à 1 heure de route de Sikasso, il n’y avait pas d’affluence. D’ailleurs, les camions n’étaient pas encore soumis à l’application du règlement 14 car la machine de pesage à essieu était en panne. « Nous allons la remplacer le plus rapidement possible », a promis le directeur général de l’Autorité routière.

« Vous allez directement entrer dans le règlement 14 après que toutes les conditions ont été réunies », a ajouté Mme Traoré Seynabou Diop, avant de demander aux agents d’accrocher un tableau numérique au mur pour pouvoir apercevoir des informations relatives au poids du véhicule. Elle s’est ensuite rendue au poste frontalier très proche de Hérémakono (Mali-Burkina). Elle s’y est entretenu avec les gendarmes, douaniers et policiers afin d’édicter des mesures pour la protection des personnes et de leurs biens, la lutte contre les tracasseries routières et la fluidité de la circulation.
Avant de boucler sa mission, Mme le ministre a rendu une visite de courtoisie aux membres du Bureau du conseil malien des transporteurs routiers de Sikasso, présidé par Choudou Sanogo.
Envoyé Spécial
Seydou TANGARA

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